(11/21/14) Politique : « la corruption est un élément de la gouvernance »

Le Professeur TCHAMBA Martin est Chef de Département de la Foresterie, à la FASA, de l'Université de Dschang. Photo Momokana / www.sinotables.com

L’Université de Dschang vient d’abriter, du 10 au 14 novembre 2014, un atelier international sur la Pédagogie universitaire appliquée à la gouvernance forestière. Pendant la semaine, les universitaires venus du Congo démocratique, du Gabon, du Tchad, du Congo Brazzaville et du Cameroun ont passé au peigne ne fin les arguments qui militent en faveur de la déforestation et de la dégradation de l’environnement.

Le Professeur TCHAMBA Martin, Chef de département de la Foresterie à la Faculté d’Agronomie et des Sciences agricoles de l’Université de Dschang (FASA) et par ailleurs Coordonnateur de cet atelier apporte son éclairage de cet atelier qui vise à outiller les participants des savoirs et des savoirs-faires nécessaires pour pouvoir introduire dans leurs enseignement la notion de bonne gouvernance dans la foresterie, afin de mieux préparer leurs étudiants, futurs cadres à mieux percevoir le rôle qui est le leur dans la  problématique de la gestion durable des forêts.

« Pédagogie universitaire appliquée à la gouvernance forestière ». Est-ce-à-dire que le secteur forestier au Cameroun est sous-perfusion ?

La bonne gouvernance dans le secteur forestier est une grande préoccupation au niveau nationale et international. Le secteur forestier est sensé contribuer aux économies nationales.  Et améliorer les conditions de vie des populations. C’est pour cela qu’une récente étude estime qu’au niveau du Cameroun par exemple le secteur contribue pour un peu plus de 4% au Produit Intérieur Brut (PIB).  

Mais en réalité si toutes les conditions de la bonne gouvernance forestière sont mises en place, le secteur pourrait contribuer plus.  Il est donc important non seulement de mettre en place des institutions, des réglementations conséquentes pour assurer cette bonne gouvernance, mais il est  tout aussi important de former les acteurs qui sont en charge de la mise en œuvre de la bonne gouvernance. Former les acteurs veut dire effectivement de revenir vers les établissements de formation et introduire cette notion de gouvernance forestière avec l’ensemble des notions qui sont énoncées dans leur cursus de formation.  Pour que ceci soit fait il faut que les enseignants eux-mêmes soient des formateurs. Qu’ils soient suffisamment imprégnés des principes, concepts et acteurs de  la bonne gouvernance.

Ceci m’amène à vous interroger sur les différents modules de cet atelier

C’est pour cette raison que nous rassemblons ici des enseignants, des universitaires, les membres des établissements de formation en matière forestière  pour s’imprégner de la question et pouvoir donc les enseigner, former les étudiants. Les participants ainsi sont très diversifiés. Si on prend l’Université de Dschang ils nous viennent de la faculté de Droit et des sciences politiques, de la faculté des sciences économiques et de gestion, de la faculté des lettres et des sciences humaines, de la Faculté d’agronomie et des sciences agricoles. Simplement parce que la gouvernance forestière n’est pas rattachée essentiellement aux forestiers, aux pratiquants de la foresterie. Les juristes, parce qu’on parle de la législation forestière,  ont des éléments à apporter. Les économistes, parce qu’on parle de l’économie forestière, ont des choses à apporter. C’est pour quoi l’atelier est pluridisciplinaire. Mais à côté il y a des participants qui viennent de la République démocratique du Congo, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Tchad. Parce qu’il s’agit quand même d’une question sous-régionale.

Donc l’un des aspects de la formation c’est bien sûr la pratique de la gouvernance forestière en termes d’un module sur le processus de mise en œuvre de la gouvernance forestière ; en termes d’un module sur les acteurs, les enjeux, les perspectives d’avenir ;  en termes d’initiatives nationales et régionales. La deuxième partie de la formation concerne la pédagogie universitaire. Parce que  si on est renseigné de la gouvernance forestière il faut qu’on ait  les capacités pour l’enseigner. Il faut qu’on ait les capacités pour permettre aux apprenants d’acquérir les savoir-faire nécessaires.

Et quelles sont vos attentes, en votre qualité d’initiateur de l’atelier ?

La principale attente c’est déjà que les participants partent d’ici avec une bonne maîtrise de la gouvernance forestière, c’est-à-dire être capables de définir, d’enseigner  et de promouvoir la gouvernance forestière dans toutes ses dimensions.  La deuxième c’est qu’au sortir de cet atelier on ait pu identifier quelques enseignants que j’appellerai pilotes qui seront capables d’intégrer cette gouvernance forestière dans leurs enseignements et que, à travers le projet, nous pourront les encadrer dans la reconceptualisation  de leurs enseignements,  pour que  l’objectif pédagogique soit bien défini, que  les objectifs d’apprentissage soit bien définis, pour que les étudiants que nous formons soient plus performants.

Vous inscrivez cet atelier sous les effets de la déforestation et de la dégradation de l’environnement ?

Vous êtes en plain. C’est ça, et c’est la mauvaise gouvernance forestière qui est principalement responsable de la déforestation, de la dégradation des forêts. Donc si on resoud le problème de gouvernance, logiquement le taux de déforestation et de dégradation forestière devrait diminuer. C’est pour cela que nous voulons agir en amont sur les questions de gouvernance forestière.

Et que prévoyez-vous, en aval ?

En aval, c’est des activités de contrôle. Le contrôle de l’activité. Il faut mettre en place les institutions, des processus, un cadre légal et institutionnel approprié. Mais en aval il faut mettre en place des acteurs qui sont bien formés, des acteurs, les moyens qui permettent de contrôler la mise en œuvre des processus de légalité, de traçabilité. Et vous voyez que, en aval, c’est le rôle que vont jouer nos étudiants sortis de nos universités et qui deviennent quelques années après   des principaux responsables à la fois dans les ministères, dans les ONG et dans les sociétés forestières.

Et pour organiser l’atelier l’université de Dschang a bénéficié de l’appui de quelques partenaires d’une ONG locale ?

Le projet à l’initiative est plus vaste que ce que nous faisons ici et est soutenu par l’Union européenne, et mis en œuvre par l’Université de Wolverhampton en Angleterre, qui a un partenariat avec une ONG camerounaise, la Fondation pour le développement rural. Ils sont chargés pour l’implémentation au Cameroun ; mais le financement, le support vient de l’Union européenne. Et l’université de Dschang est simplement partenaire  pour la partie pédagogique.

Quelle place accordez-vous aux communautés locales qui sont pour la plupart et globalement responsables de la déforestation?

Ici comme je dis il s’agit d’un exercice d’apprentissage. Mais quand on analyse les acteurs on tient compte de toutes ces catégories d’acteurs qui inclus les communautés locales,  les peuples autochtones, les organisations territoriales décentralisées telles que les Communes. Tous les acteurs sont mis à la page et les rôles, les responsabilités de chacun de ces acteurs sont clairement définis, exprimés, présentés pour que les gens comprennent quelle est leur importance dans l’ensemble de la structure de la gouvernance. La gouvernance forestière ne concerne pas seulement une catégorie d’acteurs tels que l’Etat. Non ! Elle concerne le secteur privé, c’est-à-dire qui exploite la ressource. Elle concerne la société civile qui doit être vigilante pour contrôler, dénoncer. Elle concerne les universitaires, les chercheurs qui   doivent être capables de suivre le taux de déforestation, de dégradation. Donc il y une multiplicité des acteurs et c’est pour cela qu’on parle de processus.

Commet se fait le suivi de l’application des recommandations issue d’un atelier comme celui-ci ?

Déjà il faut savoir que l’atelier a des objectifs qu’on s’est fixés. Tous les jours il y a une évaluation par chaque participant, pour voir si on a atteint les objectifs de la journée. A la fin il est prévu une évaluation globale qui nous permettra d’apprécier l’atteinte des objectifs de l’atelier ou des résultats principaux. Et par la suite, comme je le disais,   nous allons choisir quelques enseignants phares, pilotes que nous allons suivre pendant quelque temps pour voir s’ils ont eu la capacité de mettre en œuvre  ce qu’ils ont appris ici.  

Et s’il vous est demandé de dire un mot par rapport à l’importance de la forêt. Vous vous adressez à ceux qui ne sont pas des  connaisseurs de la foresterie.

Pour chacun d’entre nous, en tant qu’individu, la forêt est un ensemble de ressources à notre disposition.  Que ce soit le bois. Que ce soit la faune. Que ce soit les produits forestiers non ligneux que nous utilisons dans la cuisson, c’est très important. Il ne se passe pas un seul jour où vous n’avez pas eu besoin des produits forestiers. Donc c’est important pour la sécurité alimentaire. C’est important pour notre survie. Mais à côté c’est une ressource économique. Vous le savez, les récentes analyses indiquent que le secteur bois rapporte plus de 4% au produit intérieur brut, c’est-à-dire qu’il contribue à la croissance. Le DSCE (document de stratégie pour la croissance et l’emploi)  nous dit qu’il faut favoriser la croissance et l’emploi. Le secteur forestier, la forêt  contribue de manière importante, plus que le secteur minier qui n’atteint pas encore 1%, à la croissance du Cameroun. C’est un secteur important. Il est appelé à se développer. Il doit transformer la société camerounaise. Pour que cela se fasse il faut améliorer la gouvernance forestière.  Si elle est améliorée, on pourrait doubler la contribution du secteur forestière. On pourrait passer de 4 à 8% en 2035.

La gouvernance forestière suppose lutter contre  la corruption, Professeur.

Voilà. Vous avez… c’est une manière de dire que la corruption est un élément de la gouvernance. Vous savez même dans les pays dits les plus civilisés il y a la corruption. On l’a vu en France. On l’a également vu aux Etats-Unis.  Il n’y a aucun pays où le système n’existe pas. Donc il s’agit tout simplement de la diminuer et de réduire son incidence sur la vie des populations.

Quels sont les autres éléments, hors mis la corruption ?

 En dehors de la corruption, qui n’est pas nécessairement un échange entre deux individus ou entités, Il y a la mise en application de la loi.  Quand on établi le diamètre d’exploitation pour telle essence à 90 cm, si vous exploitez à 50 cm  vous êtes dans l’illégalité. Vous n’avez pas corrompu quelqu’un mais vous avez triché.  Si on vous dit que dans votre assiette de coupe annuelle vous devez exploiter 2500 hectares, tels que prévu par les textes, et que vous trichez pour faire 2800 hectares, c’est de l’illégalité. C’est la mauvaise gouvernance qui n’est pas nécessairement de la corruption.

J’ai entendu que l’un des arguments utiles pourrait être l’institution de la norme ?

 Quand nous parlons de gestion durable des forêts, nous avons établi des principes, des critères et des indicateurs  de gestion durable.  Donc on a établi une normalisation de ce qui doit se faire. C’est cela qu’on s’appuie pour évaluer si en réalité vous êtes en bonne gouvernance.

 

Réactions de participants à l’Atelier de Dschang sur la gouvernance forestière

Martin Mbongo, Chef Service des Normes d’intervention en milieu Forestier à la Direction des Forêts, au Ministère des Forêts et de la Faune. Point Focal Accords de partenariat entre la Cameroun et l’Union européenne.

Les problèmatiques de l’implémentation de la réglementation forestière au Cameroun

A cet atelier je représente le ministère des Forêts et de la Faune qui implémente la politique étatique en matière de gouvernance forestière et la Direction qui est chargée du suivi de la mise en œuvre  d’un Accord qui vise l’application de la règlementation forestière, la gouvernance et les échanges commerciaux entre le Cameroun et l’Union européenne.

L’importance de l’atelier, de manière globale, est qu’à la sortie de l’école les étudiants soient au moins formés au fait que le milieu professionnel,  l’environnement socio-économique est gangrené par certains comportements qui ne sont pas de nature à favoriser le développement de notre pays.  Si avant même d’embrasser le monde du travail ils sont au courant que des bonnes pratiques existent et qu’ils peuvent  les valoriser, c’est une bonne chose pour eux-mêmes et pour le Cameroun.

L’objectif visé  par ce travail c’est que le Cameroun a l’art d’avoir les meilleures réglementations, les meilleures lois de la sous-région. Maintenant il y a des défaillances au niveau de leur mise en œuvre. Lorsqu’on parle de Application de la réglementation forêt, non seulement il y a  la loi forestière mais il y a également les lois des  autres sectorielles qui impactent sur la foresterie. Par exemple il y a la loi sur le travail, c’est-à-dire que lorsqu’une entreprise emploie un personnel et qu’elle travail en forêt, la loi du travail s’applique à cette entreprise et par ricochet fait partie de la législation forestière. Il en est de même de la fiscalité qui concerne les finances ; de  la loi sur l’environnement.

A ce moment-là, le ministère de la Forêt et de la Faune qui est chargé de mettre vigueur l’Accord est donc sensé impliquer tous les autres sectoriels  partenaires pour que l’Accord puissent véritablement s’implémenter. En respectant toutes ces législations on a une certaine légalité.  En  respectant les bonnes pratiques de la gouvernance, et en veillant à ce que le système soit implémenté dans une sorte de synergie, et on finit par aboutir à une légalité accepté par tout le monde.

Le Chef du gouvernement a pris un acte qui crée une structure au sein de laquelle toutes les administrations concernées se retrouvent pour échanger, pour partager les expériences et savoir comment mener à terme cet Accord. C’est donc à ce niveau que la synergie  est fluide. A l’heure actuelle au niveau du Cameroun, je puis vous dire que le ministère du Travail a fini par mettre en place un système qui lui permettra de délivrer  des documents qui sont utilisés par les opérateurs économiques  dans la cadre de la délivrance des documents visant la légalité du bois, et ce système-là a été décentralisé dans ses organes au niveau de la région et des départements.

Céline Pimdi Kimvuidi, Chargée des Pratiques Professionnelles à l’Institut supérieure d’études agronomiques de Tshéla (ISEA/Tshela), Bas Congo, en République Démocratique du Congo.

 A propos de l’importance de l’atelier pour la gouvernance forestière en République Démocratique du Congo.

Chez nous par exemple, les gens ne comprennent pas l’importance de la forêt.  Parce qu’ils ignorent tout de la composition de la forêt, de la dynamique de la forêt. Tout ce qu’ils savent c’est la liberté d’aller dans la forêt prendre tout ce qu’ils veulent pour rentrer à la maison. L’information n’est pas étendue concernant les problématiques de la forêt. Avec tout cela nous assistons à la déforestation et à la destruction de la couverture végétale.

Je me propose de travailler sur Dynamique et Usage des espèces ligneuses dans le territoire de Tshela.  Ce qui nous permettrait de voir quelles sont les menaces qui pèsent sur cette flore-là et comment est-ce que je pourrai aider à résoudre ces problèmes-là. Et puis on pourra résoudre ce problème avec la population.

Dans l’atelier on nous a donné des techniques et des méthodes pour bien gérer notre forêt.  Nous avons appris la gouvernance forestière et on nous a expliqué quels sont les acteurs et les facteurs  de la mauvaise gouvernance.  On nous a par exemple expliqué la responsabilité de la population locale, de la corruption et des cadeaux, de l’ignorance et de la pauvreté.  On nous a parlé de la certification et à mon avis je pense qu’elle peut être une solution à la mal gouvernance forestière. Si par exemple tu n’as pas tous les documents exigés tu peux exploiter, mais pour faire passer ton bois dans le marché tu auras de sérieux problèmes.

L’atelier fait de nous des enseignants compétents. Cela veut dire que nous avons d’abord les savoirs, et ensuite les savoir-faire, les capacités méthodologiques, les  stratégies et puis la conduite cognitive, c’est-ç-dire qui rend possible la connaissance. Nous sommes capables de transmettre aux étudiants et comment nous devons nous comporter devant ces étudiants-là.  

La République Démocratique du Congo a la forêt, mais il n’y a pas assez de gens qualifiés pour bien travailler à lui éviter tous les maux que nous décrions. Il n’a pas de cadres bien formés pour pouvoir sensibiliser et éduquer les populations, les exploitants à la gestion durable des forêts. Même si la forêt est prise en compte dans le Produit intérieur brut les gens continuent à dire que la forêt est un don de Dieu et pensent qu’ils peuvent l’exploiter sans réserve, car demain il y’aura de nouvelles essences.

Nous sommes venus ici pour discuter et échanger avec nos pairs. De retour chez moi je vais être capable de bien transmettre ce que j’ai appris ici  aux autres afin qu’ils puissent bien s’imprégner de cette logique qui doit gouverner nos enseignements en foresterie. 

Quand on parle de gouvernance forestière, cela signifie effectivement qu’il y a la déforestation et la dégradation. La déforestation c’est la perte de la couverture végétale. Pour cela on doit gérer la forêt de sorte qu’elle ne puisse pas disparaitre.  La dégradation quant à elle  c’est la perte des biens et services fournis par la forêt. S’il n’y donc pas une bonne gouvernance forestière nous n’allons plus rien avoir de nos forêts et des biens et services qu’elles nous procurent.

 

Azantsa Symphorien, Expert Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Cellule FLEGT.

Le rôle de la CEEAC dans le processus de mise en place de la bonne gouvernance forestière en Afrique centrale.

La CEEAC coordonne la mise en œuvre du programme ECOFAC 5 dont un volet porte sur la gouvernance forestière, notamment l’appui aux Etats dans la mise en ouvre des accords de partenariats volontaires qui portent sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et des produits dérivés entre cinq pays de la CEEAC (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, RDC) et l’UE. Et dans le cadre de cet accompagnement, nous avons un volet Renforcement des capacités des parties prenantes. Et parmi les parties prenantes identifiées, les Universitaires notamment les professionnels de l’enseignement ont été identifiés comme  étant un groupe d’acteurs clés. Parce que dans le cas de ce processus on s’est rendu compte que toutes les parties prenantes ne sont pas suffisamment associées. Raison pour laquelle elles n’ont pas toujours conscience du rôle et de leur valeur ajoutée par rapport à la mise en œuvre de ce processus.  

Nous sommes là pour expliquer qu’est-ce que c’est que ce processus APV/ FLEGT. Quand est-ce qu’il a commencé, où on en est au niveau de la sous-région,  qu’est-ce l’enseignant peut faire,  et éventuellement on compte pouvoir les aider à développer  un partenariat pour le développement des modules de formation spécifiques   sur la gouvernance forestière qui pourrait être intégrée dans le programme de formation des professionnels de la foresterie.

APV signifie Accords de partenariats volontaires. Ce sont des accords commerciaux bilatéraux conclus entre l’Union européenne et les pays producteurs de bois un peu partout dans le monde, et parmi lesquels la sous-région Afrique centrale. Ces APV découlent d’un processus qui s’appelle FLEGT, qui signifie Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux. La Cameroun, la RCA et le Congo ont déjà signé et ratifié ces accords. Maintenant ils sont dans la phase de développement de ces accords en vue de leur mise en œuvre complète.

Par contre le Gabon et le RDC sont encore entrain de négocier avec l’Union européenne. A terme il s’agit de développer et de mettre en place un système pour vérifier la légalité des bois et des produits dérivés qui sont exportés vers l’Union européenne et même, tout comme dans le cas du Cameroun et du Congo, des bois qui sont produits et en circulation au niveau du marché intérieur.

Par MOMOKANA Augustin Roger

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