(10/31/14) Société : Pourquoi la femme rurale ne devrait-elle pas connaître l’ordinateur ?

Le Président de Ala Milano vu à la 19ème journée de la femme rurale à Dschang. Photo Momokana / www.sinotables.com

Vincenzo Cristiano est le président d’une organisation italienne dénommée Ala Milano. Arrivé au Cameroun dans le cadre de la célébration de la 19ème Journée mondiale de la femme ruarale il a signé un accord tripartite avec le PIPAD, le Réseau des femmes de Dschang.  Cela s’est passé à la Chefferie supérieure du groupement Foto. Vincenzo Cristiano a répondu aux questions de notre reporter.

Quel regard portez-vous sur la célébration de la 19ème  journée mondiale de la femme rurale à laquelle vous venez de prendre part à Dschang ?

C’est la première fois que  je vois ça et je dois dire que c’est très important. Je pense même que cette journée doit être une journée de reconnaissance à toutes les femmes et aux femmes rurales surtout. Parce que le moteur de l’Afrique, ce sont les femmes. Et les moments comme celui-ci doivent être des moments de débats sur l’avenir de la femme.

L’appui à la femme rurale ne doit pas se limiter à partager des semences, des pulvérisateurs ;  mais c’est d’apporter des formations et des soutiens techniques  à la femme, afin qu’elle produise mieux pour augmenter la production et pour générer plus de ressources. C’est comme cela qu’elle peut contribuer efficacement au développement.  

Soyez plus explicite. Vous voulez dire quoi quand vous dénoncez cette tradition qui consiste à distribuer des semences aux femmes ?

Le coordonateur général du PIPAD, le Président de Ala Milano et le Délégué régional du Minader. Photo Momokana / www.sinotables.com

Je pense que le Cameroun doit lancer un véritable programme d’appui à l’agriculture rurale. Les programmes de formation pratique sont plus intéressants et plus bénéfiques que le kilogramme de maïs donné à la femme. Montrez à la femme comment elle doit  améliorer son champ. Montrez à la femme quelles sont les semences de qualité.  Donnez à la femme  les techniques pour améliorer sa manière de faire traditionnelle, et vous aurez contribué à transformer sa vie.

Ala Milano est au  Cameroun depuis 2007. Et on a mis sur pied des projets sur la  santé, d’autres  sur la filière agro-alimentaire, sur les forages ; et nous avons signé  des conventions avec l’Université de Dschang

Vous venez de signer un accord de partenariat avec le réseau des femmes de la Menoua. Dans quel intérêt ?

Cet accord est très important. Parce que  pour nous le développement dans la zone rurale doit se faire avec la formation technique des femmes. L’accord avec le réseau des femmes rurales de la Menoua va nous permettre de rechercher des fonds pour  la formation et pour le processus de mécanisation de l’agriculture,  dans le souci de l’amélioration de la production.

Vous auriez  un grand souci  pour la formation des femmes rurales à la maitrise de l’outil informatique aussi, selon  nos sources.

On doit tendre à une bonne gestion dans le développement de l’agriculture, même en zone rurale. Cela est possible  grâce à des formations en gestion et en informatique. Pour quoi la femme rurale ne devrait-elle pas connaitre l’ordinateur ? Il  est indispensable qu’à l’heure où la ville commence à posséder l’informatique, qu’on n’oublie pas les zones rurales.

Ala Milano est présent dans la Menoua depuis bientôt dix ans. Pour quel bilan ?   

Nous sommes jusqu’ici très contents de la coopération avec le PIPAD, avec la Mairie de Dschang. Nous avons signé cette année des accords avec la mairie de Fongo-Tongo. Pour tout cela nous sommes très contents. Il s’agit d’un processus pas simple ; parce que le développement doit être pérennisé dans le temps.

 Qu’est-ce  que Ala Milano entend apporter dans les prochains jours à son nouveau partenaire qu’est le réseau des femmes ?

Je rentre en Italie dans les prochains jours. Et dès que j’y serai, nous allons, avec  la ville de Milan, commencer à mettre sur pied un programme d’appui à la femme de la Menoua. Ceci  dans le domaine de l’agriculture. Ceci voudrait dire que nous allons  élaborer des programmes de formation, et voir dans quelles mesures faire des plans agronomiques. Voyez-vous, ici sur un hectare de terrain on parvient à cultiver  entre 350 et 500 kilogrammes de maïs avec les techniques traditionnelles ; pourtant on peut atteindre 2000 à 2500 kilogrammes sur la même surface et avec des semences améliorées.

Nous pensons que si les femmes sont bien formées elles vont améliorer les productions et accroître les revenus.

Vous parler de leur apprendre à accroitre la production, mais avez-vous pensé à leur apprendre également à gérer leur exploitation et leurs revenus ?

Vicenzo Cristiano vu à la 19ème journée de la femme rurale à Dschang par Photo Momokana/ www.sinotables.com

Cela comme une préoccupation pour nous. Parce que nous pensons que les femmes réunies en groupes d’initiatives communes, en coopératives peuvent être une bonne base non pas seulement pour l’agriculture, mais pour la gestion économique et le développement du Cameroun. Nous pensons faire  des sessions de formation pour les leaders des organisations de femmes,  et ces formations seront assurées par des filles ou des femmes qui font de l’économie à l’université. Elles vont leurs donner les moyens  nécessaires pour maitriser l’aspect organisationnelle du travail, l’aspect gestionnel, la méthodologie. Cela est très important et nous allons le faire pour aider la femme rurale de la Menoua à s’autonomiser et à participer activement au développement de sa famille en particulier  et de la société en général.

Où en êtes-vous avec le Projet Nkwat Lah ?

Nous avons conçu le Projet Nkwat Lah  comme un système intégré de développement. Nous avons démarré ici avec un projet de prévention du Vih/sida. Mais très vite nous nous sommes rendu compte que si l’on ne prend pas des dispositions, le projet mourra une fois le financement initial terminé. Donc il fallait mettre sur pied une activité génératrice de revenus. Nous l’avons fait en mettant en place le projet Nkwat Lah et le projet d’élevage.  C’est pourquoi, en collaboration avec le PIPAD,  nous avons mis en place une petite entreprise de logistique pour les obsèques, les funérailles et bien d’autres manifestations ou événements. On a des tentes, des chaises  et cela est mis à la disposition du public. Il s’agit d’une activité génératrice de revenus qui soutient les activités de prévention et de santé de la population locale.

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