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Message du chef de l’état à l’occasion des hommages militaires

S.E. Paul Biya a personnellement présidé jeudi 02 février 2017 la cérémonie d’hommage aux militaires mort  dimanche 22 janvier en service commandé à Bogo, dans la région de l’Extrême-Nord.  La cérémonie qui avait pour cadre le Quartier général à Yaoundé a été une occasion pour le Chef de l’Etat de réitérer que le Cameroun est un et indivisible.  « Soyons un, restons unis ! », a-t-il insisté.

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême, et Monsieur le Procureur Général près ladite Cour,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique,

Messieurs les Officiers Généraux,

Mesdames et Messieurs les Officiers, Officiers Mariniers, Sous-officiers, et Soldats,

Mesdames et Messieurs,

Journée triste et douloureuse que celle du 22 janvier 2017. Quatre valeureux officiers de nos forces armées, de retour de mission, ont péri, ce jour-là, dans un crash d’hélicoptère… C’est une perte cruelle et irréparable.

En leur mémoire, je vous invite à observer une minute de silence.

(…) Je vous remercie.

Le Général de Division KODJI Jacob, commandant alors la Quatrième Région Militaire Interarmées, dirigeait l’opération Emergence 4 contre le groupe terroriste Boko Haram.

Il avait su donner une réponse appropriée aux agissements de cette organisation barbare. Par le dispositif mis en place, il a permis de sécuriser la frontière avec le Nigeria, d’assurer une synergie entre les forces engagées dans le combat contre Boko haram et de réduire, de façon significative, les attentats et les prises d’otages.

Cet officier général, de valeur exceptionnelle, était promis à un bel avenir. Sa disparition prématurée laissera un vide important dans les échelons supérieurs de nos forces armées. Mais son exemple sera une source d’inspiration pour les futures générations de militaires de notre pays.

Le Général de Brigade NKAMENI Alphonse, commandant alors la Quatrième Région de Gendarmerie, était plus spécialement en charge des questions de sécurité intérieure.

Il avait la tâche délicate d’assurer la liaison avec les populations et, en particulier, avec les comités de vigilance. Il aura été pour beaucoup dans le sursaut patriotique manifesté par les habitants des zones menacées. Il mérite bien de la patrie.

Les Capitaines CHINDA MÛ TANKAM Aurélien Brice, officier pilote, et SOULOUKNA GRASSOU Basile, officier mécanicien, ont malheureusement perdu la vie au début d’une carrière qui s’annonçait prometteuse.

Messieurs les Officiers Généraux,

Mesdames et Messieurs les Officiers, Officiers Mariniers, Sous-officiers, et Soldats,

Mesdames et Messieurs,

Au moment de dire adieu à ces quatre officiers, morts pour la patrie, je voudrais assurer leurs familles de ma proximité. Je partage leur douleur. Elles peuvent compter sur moi pour veiller à l’application des dispositions de la loi sur les pupilles de la nation.

CE DEUIL EST CELUI DE LA NATION TOUT ENTIERE.

J’exprime aux familles et aux forces armées la solidarité de la nation, sa reconnaissance.

A travers l’hommage que nous rendons aujourd’hui aux quatre officiers disparus, c’est aussi à tous ceux qui sont tombés pour la défense de la patrie que nous pensons. Nous n’oublierons jamais leur sacrifice.

Le métier des armes est le seul où le sacrifice suprême est assumé comme une éventualité. C’est ce qui fait sa noblesse incomparable… Servitude et grandeur militaires.

Mais, notre infinie tristesse d’aujourd’hui ne doit pas nous conduire à l’abattement ou au renoncement. Au contraire, elle doit renforcer notre détermination à poursuivre le combat contre un ennemi impitoyable et sans scrupule. Ce combat, ne l’oublions pas, ne se terminera que par sa défaite définitive.

Dans l’âme de ces quatre combattants de la liberté, fièrement recouverts du drapeau national, vibre et résonne un seul mot : PATRIE…

Le sang de ces braves soldats, tombés sur le champ d’honneur, sur la route du devoir, ce sang nous parle…

Il nous interpelle et nous invite tous, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud :

- à réveiller notre conscience civique et patriotique,

- à nous souder davantage autour de ces trois couleurs que nous avons choisies, en toute solidarité et souveraineté,

- à fusionner dans cette étoile unitaire, frappée au centre de notre drapeau national, symbole ardent de foi et d’unité.

Soyons un, restons unis !

Ces héros, tombés pour la paix, seront, comme ceux qui les ont précédés, à jamais présents dans la mémoire de notre peuple…

Vivent les Forces de Défense et de Sécurité Camerounaises !

Vive le Cameroun !

Yaoundé, le 03 février 2017