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Avant de mourir mon père s’est exprimé ouvertement sur l’organisation de ses obsèques

Mon père, MOMO Etienne qui est décédé dimanche 16 juillet 2017, à Dschang, des suites de maladie, a émis le vœu que ses obsèques soient une fête populaire.

« Je n’ai pas peur de mourir, a-t-il dit la veille, expliquant qu’on ne peut pas être là éternellement. Il faut partir et laisser faire les autres. »

La maladie qui le rongeait depuis 2013 a fini par l’emporter, même si je dois penser qu’il succombe plutôt à une méchante plaie, au lieu comme l’on aurait pu s’attendre, que ce sont au diabète et à l’hypertension et à la prostatite qui est venu accentuer le mal.

« Quand Dieu m’appellera, ne gardez pas mon corps à la morgue. Et si parmi vous quelqu’un insiste, abandonnez-lui la dépouille. Je ne veux pas que mes enfants s’endettent pour me pleurer. La seule chose que je vous demande, c’est de construire ma tombe ».

Enfin il a demandé à ce que l’arbre de paix soit partagé à tous ceux qui viendront à son enterrement ; Cela en signe de l’amour qu’il a eu pour les gens qu’il a côtoyés et qui, pour certains, avaient une mauvaise  lecture de son caractère. « Beaucoup de personnes, surtout mes frères m’ont injustement traité de d’insupportable, mais c’était juste parce qu’il arrive que vous soyez incompris quoi que vous fassiez. On a tort de croire que la voix de la majorité est forcément la bonne », a-t-il expliqué.

Les dernières volontés de Etiè Lahajou seront respectées. Ses enfants envisagent un projet de musée familiale où seront exposés quelques objets cultes qui lui ont appartenu : le billet de 1 franc de la République fédérale du Cameroun, le timbre de la commémoration de l’indépendance du Cameroun, le premier code pénal camerounais, le premier roman d’auteur camerounais, le laissez-passer à l’époque du maquis, des photos anciennes, etc.

Augustin Roger MOMOKANA