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“Dschang Fête ses 100 ans” : Les bonnes préoccupations des chefs traditionnels

Les chefs traditionnels du département de la Menoua sont fiers d’accueillir « Dschang Fête ses 100 ans » qui est une commémoration du centenaire de Dschang (Menoua). Ils l’ont fait savoir vendredi dernier au cours d’une visite de Carol Adam, coordinatrice du projet, à leur assemblée générale.

« Chaque ménage avait comme élément identitaire l’élevage d’un porc. C’était une forme d’assurance pour nous. Parce que sans trop le vouloir, un monsieur qui se mariait et qui avait son enfant, et qui avait sa femme savait qu’avec la porciculture il viendra à payer il viendra à payer et la scolarité, et l’université et tout. Il y a de grosses élites dans ce département qui le sont grâce à ce que leurs parents pratiquaient cet élevage rudimentaire et avec pour l’accompagner quelques plants de caféiers », explique Sa Majesté Gabriel TSIDIE.

Avant, chaque chef de famille ou parent pouvait programmer la vente de porcs pour s’acquitter des frais d’écolage de ses enfants. Ce qui n’est plus le cas depuis plus d’une décennie. A cause de la peste porcine très présente en saisons des pluies.

Sa Majesté Gabriel TSIDIE, le chef supérieur du groupement Bamendou, commune de Penka-Michel explique la situation. Pour lui, l’élevage du porc  a perdu sa place de choix dans le département de la Menoua. Du fait de l’épizootie qui sévit et décourage. « Nous sommes à la fois flattés que vous ayez lancé ce projet Dschang Fête ses 100 ans et que vous ayez réveillé un aspect qui semblait disparaître dans nos consciences. Parce que l’élevage de porc, si nous pouvons le refaire à une autre dimension, le refaire de façon industrielle, on serait très fier d’être Dschang Kuna. Parce qu’étant des Dschang Kuna nous aurions l’industrie de la porciculture ».

Selon les chefs traditionnels de la Menoua, la pernicieuse peste porcine qui mine l’élevage de porcs et met à mal e devenir les familles. Les porcs sont entrain de mourir au moment où nous parlons. « Une année j’en ai perdu une bonne vingtaine et c’était quelques millions » qui s’envolaient ainsi. D’où l’attente que « Dschang Fête ses 100 ans » contribue à ouvrir une réflexion et des recherches sur la question ; en vue de trouver si possible une réponse à l’angoisse  des populations dont une importante franche ne jurent que par la porciculture.

Test Cameroon et Kounatitude savent désormais que l’une des attentes majeurs, et pas la moindre puisque exprimée par les gardiens des traditions, est la solution à la peste porcine qui rend plus vulnérable les paysans du département et de l’ensemble de la région de l’Ouest.

Rédigé par Anita NDONGUE