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Menoua / Culture : Gabriella Badjeck, la Cie Boogy Danse et Guy Tsopmo à l’Alliance Franco-camerounaise de Dschang ce samedi.

 

Il s’agit en effet d’un événement spécial tant pour les organisateurs que pour le public de Dschang. Trois disciplines artistiques pour une seule et unique soirée. La fête s’annonce belle.

Gabriella Badjeck, la jeune fille de Christian Etongo, est une étoile montante de l’art performance. Une femme singleton dans un océan habité par les hommes. Et elle parvient à s’imposer en tant qu’elle exprime ses joies, ses tristesses, les blessures de la vie en mettant en mouvement son corps et tout son corps. La Compagnie Boogy Dance (Douala) est un trio qui s’exerce dans le hip pop. Ekouoh Ndjalla Thierry et ses compagnons sortent d’une résidence de trois semaines  à l’AFCD. Leur chorégraphie portera sur l’émigration. Guy Tsopmo fait parler de lui depuis un certain temps. Il aura sans doute à transformer la salle en soirée dansante, ne serait-ce que le temps de son passage sur la scène.

Sinotables.com a rencontré quelques associés à l’organisation de Djîner Emerging samedi 24 février : Elie Poudeu (Directeur de l’Afcd), Linamou Ngassia (CEO de Djîna Emerging) et Ekouoh Ndjalla Thierry A. (président Cie Boogy Dance).

Linamou Ngassia (CEO Djîna Emerging)

Djîna Emerging est une structure qui fait dans l’événementiel avec comme objectif la prise en main du montage, du déroulement de votre événement : funérailles, anniversaire, baptême, mariages, etc. Nous mettons également à la disposition des organisateurs de manifestations des hôtesses. Nous faisons la promotion artistique.

Djîna Emerging organise, avec le soutien de l’Alliance Franco-camerounaise de Dschang, un spectacle où on aura sur la même scène Gabriella Badjeck, une performeuse qui vient de Yaoundé ; où on aura la Cie Boogie Dance de Douala. Elle fait dans la danse urbaine et classique, et l’artiste local Guy Tsopmo qui est connu de tout le monde.

Je dois vous le dire, cet événement est à situer dans le contexte du lancement officiel des activités de Djîna Emerging qui est une excroissance de Bantu Jeun’Art et de Jeunesse Entreprenariat. Le but c’est de faire venir le plus grand nombre de personnes possible à cette soirée en vue qu’il ait une idée précise des prestations que nous offrons.

Elie Poudeu (Directeur de l’AFCD, partenaire de l’événement Djîna Emerging)

L’Alliance franco-camerounaise de Dschang intervient ici en tant que partenaire de l’entreprise Djîna Emerging. Il s’agit d’un partenariat qui nait du projet entreprenariat né au sein de l’Alliance. Aujourd’hui ils ont évolué et sont porteurs de plusieurs projets dont Djîner Emerging. Nous leur apportons un appui logistiques et quelques fois financière, dans la mesure de nos possibilités, notamment au niveau de l’accompagnement des artistes.

L’événement de samedi 24 février rentre en droite ligne des objectifs de l’Alliance. L’Alliance aujourd’hui fait des partenariats avec des associations  et des jeunes porteurs de projets dans le domaine culturel.  Ensemble on fait aboutir des projets comme celui qui nous préoccupe aujourd’hui. L’arrivée de Gabrielle Badjeck est un événement, au sens où c’est la deuxième fois dans la vie de l’Alliance d’accueillir un spectacle d’art performance. Et les deux artistes sont toutes des femmes. Il y a un peu plus de cinq ans, nous avions accueilli une Française d’origine maghrébine.

Linamou Ngassia (étudiant en Master en Droit, CEO Djîna Emerging)

Gabrielle Badjeck utilise son corps et de la peinture pour parler, pour transmettre des messages et créer des émotions. Elle est jeune, mais son talent nous émerveille. Le spectacle qu’elle nous propose ce vendredi a pour nom « Woman’s Print ».

Ekouoh Ndjalla Thierry A. (président Cie Boogy Dance)

Pour Djîner Emerging la Cie Boogy Dance a préparé un spectacle de 30 minutes. Il s’agit d’une chorégraphie Hip Pop qui a pour titre « Afrik’IN ». En même temps on profite de Djîna Emerging pour lancer notre tournée nationale. La Cie a trois acteurs : deux danseurs interprètes et votre humble serviteur qui est chorégraphe.

Les populations de Dschang ont l’occasion d’assister à une soirée d’un autre genre. Mais ce qui est intéressant, on a essayé d’agencer la danse Hip Pop avec une histoire qu’on raconte. Il s’agit de l’histoire des Africains qui, faute de courage, se lancent dans l’émigration clandestine. On essaie de retracer tous les problèmes auxquels cela les expose, à travers la danse et le chant et on essaie de proposer des solutions. Ceux qui viendront au spectacle comprendront mieux ce que l’on a préparé pour cette occasion.

Nous entamons notre tournée par Dschang. Après nous irons à Bafoussam où nous aurons l’espace TEGANG, puis on se rendra à Yaoundé pour une soirée à l’Espace OTNI. Après Yaoundé, on descendra à Douala pour une série, avant de reprendre la route.  Notre Manager qui est Severin Nguen pourra vous en dire plus.

Linamou Ngassia (étudiant en Master en Droit, CEO Djîna Emerging)

Ce qu’il ne vous a pas dit, c’est qu’ils sont depuis trois semaines en résidence à l’Alliance.  Pour vous dire que le spectacle « Afrik’IN » est conçu et monté ici même à Dschang. Il est le fruit de trois semaines d’intense et laborieux travail. Et cela a été possible grâce à l’accompagnement de l’Alliance franco-camerounaise. C’est une compagnie qui est basée à Douala, mais qui a choisi de venir en résidence de création à Dschang et qui à partir de Dschang va en tournée nationale.

Ekouoh Ndjalla Thierry A. (président Cie Boogy Dance)

Mais nous avons choisi Dschang pour deux raisons : d’abord parce que nous avons décidé de travailler avec Sévérin que nous avons rencontré lors de festivals à Yaoundé d’abord, puis à Douala ensuite où il accompagnait son groupe le Bantu Jeun’Art. Nous avions discuté avec lui et il a accepté de manager notre compagnie. L’autre raison c’est qu’à Dschang on a un cadre idéal pour créer, ce qui est difficile à trouver à Douala. Je me rends compte qu’ici, même les danseurs ne savent pas sauter sur l’opportunité que leur offre l’Alliance. A Douala cette salle ne sera pas un seul jour sans être sollicitée.

Elie Poudeu (Directeur de l’AFCD, partenaire de l’événement Djîna Emerging)

On est heureux d’avoir mis notre salle à la disposition de la Cie Boogy Dance. Avant nous mettions notre salle à la disposition des comédiens, des peintres, des musiciens. Cette fois-ci on a franchi le cap et le résultat est honorable. C’est la toute première fois de mettre la salle à la disposition des danseurs du Hip Pop. On espère que le public viendra nombreux samedi pour apprécier les trois composantes (Danse, Performance, Musique) de la soirée qui leur est offerte.

Je dois dire que nous continuerons à soutenir les jeunes. Ils fourmillent de projets et nous nous tenons à leurs côtés pour transformer leurs rêves en réalité. Avant cette résidence nous sortions d’une autre, en peinture. Le vernissage a eu lieu vendredi dernier et l’exposition est en cours.  Nous soutenons les jeunes, parce que nous croyons que les jeunes ont besoin qu’on leur apporte ce soutien dont ils ont besoin pour sortir de l’anonymat.

Linamou Ngassia (étudiant en Master en Droit, CEO Djîna Emerging)

C’est une grande première à Dschang, et nous voulons inviter les populations à envahir l’Alliance ce samedi 24 février 2018 à 19H précises. Je dis « venez nombreux découvrir ce qui va se passer samedi soir à l’Alliance. Au moins 1H30 de spectacle pour votre bonheur, pour votre détente et pour votre culture. Ça arrive un weekend, lorsque les étudiants ont fini avec les examens de rattrapage.

Propos compilés par Augustin Roger MOMOKANA