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Chronique de Mo’oh Dizon : “Le Boss!”

 

Tous ceux qui portent de beaux costumes ou font tout simplement l'effort d'être propre au volant d'une belle voiture connaissent bien ce mot de "boss".

Il leur est souvent servi par des vendeurs à la sauvette des stations d'essence, les "apacheurs" de l'avenue Kennedy ou tout simplement des flatteurs professionnels qui écument les abords de certains ministères ou certains hôtels et restaurants huppés.

En fonction de la marque du véhicule et de l'allure générale de leur proie, les flatteurs peuvent passer de "boss", à "grand boss", ou même "super grand boss".

Si d'aventure, comme le corbeau de la fable de La Fontaine, vous lâchez quelque argent en croyant gagner plus d'estime auprès de ces personnes, vous avez tout faux.

Je suis d'ailleurs radical en affirmant qu'à chaque  fois que vous vous engagez dans une quelconque négociation, celui qui vous sert constamment du "boss" en adoptant une attitude obséquieuse  est un escroc en puissance doublé d'ingrat.

Si vous ne me croyez pas, faites l'expérience mais en laissant traîner un appareil qui enregistrera leurs commentaires dans votre dos après que vous avez fait le geste de générosité.

Écoutez plutôt l'enregistrement : "Des voleurs comme ça. Ils volent l'argent de l'Etat, achètent de grosses voitures et pensent que leur minable kolo-là peut me corrompre. Épervier aura leur peau"

« Tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute », ça nous le savions déjà. Ce que notre naïveté ou notre enthousiasme nous empêche de percevoir, c'est que tout flatteur est un loup pour celui qui l'écoute.

Photo sur Facebook

Mo’oh DIZONG

Chronique de Mo’oh Dizon : “Le Boss!” – Sinotables