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Menoua/ Insécurité : Ce qu’ont fait des « sécessionnistes » dans un domicile à Fongo-Ndeng.

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Dschang, 26 juin (Sinotables.com) – Des individus se passant pour les combattants pour l'indépence de la zone anglophone du Cameroun ont fait irruption, jeudi dernier, dans un domicile à Meguia, village du Groupement Fongo-Ndeng, arrondissement de Dschang.

Cette incursion est intervenue en pleine journée alors que le chef de famille physiquement diminué se trouvait seul  à la maison. Ses épouses et les enfants étant au champ.

Les assaillants sont « venus chercher votre effort de guerre », auraient-ils lancé à leur hôte. Sur ce propos, le maître des lieux leur a indiqué les tubercules de macabo et quelques régimes de plantains ramené la veille du champ.

Pris de courroux  les visiteurs ont appliqué une gifle d’un si grand retentissant que les militaires postées à deux kilomètres auraient pu se réveiller n’eut été la tornade qui soufflait sur le village.

Sur ces entrefaites surgit des bêlements de chèvres : le petit troupeau de  la maison s’est dévoilé. Les visiteurs vont à lui, le scrutent et se saisissent du plus grand sujet ; avant de disparaitre dans la nature.

Cette situation intervient  quelques jours après un autre cas, qui malheureusement s’est soldé par mort d’homme. En effet un conducteur de moto a franchi la limite du groupement pour déposer une maman mariée dans le village voisin côté Lebialem. Sa moto a été saisie par des civils armés. Il est rentré au village chercher du renfort. Les deux camps se sont affrontés avec  à la clé un mort côté secoureurs.

L’on constate, la sécurité des personnes et des biens, en cette période trouble dans les régions anglophones du Cameroun peut souffrir du fait des bandits de grand chemin, surtout lors que ces populations résident dans des zones limitrophes.

Ainsi certaines populations de la Menoua, dans les arrondissements de Dschang, Fongo-Tongo et Nkong-Ni partagent les limites avec des villages empêtrés dans la crise anglophone. Des familles, situées de part et d’autre, ont en commun de  se considérer comme des frères, car unies par des  liens de mariage.

Augustin Roger MOMOKANA