...
...
Responsive image

Cameroun / Exécution du Budget d’investissement public : c’est l’administration le grand problème.

 

Dschang, 28 juillet (Sinotables.com) – Ce n’est plus un secret, l’administration camerounaise est un bourreau pour les grandes réalisations tant vantées par le président de la république. Les chantiers abattus en plein vol par l’administration.

En cette veille de l’élection présidentielle, quelques chantiers à l’abandon ont attiré l’attention de Sinotables.com. Votre journal vous présenter quelques chantiers plombés par une administration qui peine à se débarrasser de ses tares connus.

Une certaine élite a entrepris de sillonner les campagnes, avant l’ouverture officielle de la campagne électorale, pour demander aux populations de voter pour son candidat.

Pour ce numéro, nous retenons trois chantiers : les ponts à l’abandon sur la route Baleveng-Bangang, l’hôtel de ville de Fokoué, le projet d’électrification par panneaux solaires de 7 communes du Cameroun dont Bangangté et Fokoué.

Pont sur la rivière Moo Saha sur la route Baleveng-Bangang

S’agissant des deux ponts sur la route Baleveng-Bangang, notamment sur les rivières dits Ndou Nko’o Soh et  Ndou Moo Saha. Le chantier lancé en 2016, pour une durée de cinq mois,  est à l’abandon depuis que l’ouvrage a été construit. Mais il ne peut pas être  opérationnel, faute de finitions. Les deux ouvrages  nécessitent les remblais pour être ouvert à la circulation. Des raisons de l’abandon du chantier  certaines sources, dont la mairie de Nkong-Zem, parlent du non-paiement  de l’acompte dû  à l’entrepreneur. D’autres au contraire avancent que  l’exécutant n’aurait pas scrupuleusement respecté le cahier des charges.  Quoi qu’il en soit, les deux partis se sont retranchés chacun dans son camp, feignant d’ignorer l’importance de cette route dans le flux entre Bangang et Baleveng. Depuis 2016, le trafic routier est devenu pénible, sinon difficile pour les usagers et surtout les étrangers qui ignorent la route du contournement.

Chantier de l'hôtel de ville de Fokoué dans la Menoua

Le chantier de l’Hôtel de ville de Fokoué. 250 millions FCFA.  Une fois terminé, il sera le fleuron des réalisations de Mme Adrienne Demano. Pour le moment, a appris le gouverneur de l’Ouest en visite dans l’arrondissement de Fokoué, le bon vouloir des responsables des Travaux publics retarde le démarrage des travaux de finition du chantier.  Petit à petit la broussaille enrobe l’architecture. Selon le délégué départemental des travaux publics, faute des rapports du contrôleur du chantier il lui est impossible de délivrer les documents dont la mairie a besoin pour obtenir les financements des travaux de finition du chantier.

Le projet (supposé en cours d’exécution) d’électrification par lampadaire solaires de 7 communes du Cameroun pilotées par les femmes. Bangangté et Fokoué sont concernés. Le bailleur des fonds, l’AIMF (Association internationale des maires francophones) a déjà déployé ses fonds, mais la quote part de la commune bénéficiaire demeure attendu. A la grande surprise, lors de la visite de Ségolène Royal à Bangangté, le FEICOM a fait savoir qu’il avait déjà délivré la trésorerie générale le mandat représentant les 10% de chaque commune bénéficiaire. Le trésorier payeur général refuse de débloquer l’argent. La discussion s’est tenue est en présence de M. Babacar Ndiaye, l’assistant technique du projet.

Lors de l’assise de Bangangté, les maires bénéficiaires : Bangangté, Fokoué, Mbengwi, Angossas, Mayo-Oulo, Afaneloum, Ndeng ont envoyé un plaidoyer au ministre des finances pour non seulement demander au TPG de bien vouloir s’exécuter, mais pour solliciter la défiscalisation  du projet. Car pour le bailleur de fonds ne veut pas que le peu d’argent qu’il met à la disposition d’un projet soit saucissonné par l’administration des finances au titre des taxes.

Le gouverneur s’est montré très remonté contre la délégation départementale des travaux publics à propos du blocage des travaux d’achèvement du chantier de l’hôtel de Ville de Fokoué,

Augustin Roger MOMOKANA

Cameroun / Exécution du Budget d’investissement public : c’est l’administration le grand problème. – Sinotables