Dschang, 02 août (Sinotables.com) –Le professeur Léopold Donfack Sokeng, l’ancien Vice-Recteur de l’Université de Dschang, Chargé du Contrôle interne  et de l’Évaluation, de 2014 à 2017, est décédé mercredi 1er août à Yaoundé des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Il était âgé de 53 ans.

« Prof, vous avez inspiré plus d’un par votre style vestimentaire, votre façon de faire les cours et surtout vos petites blagues. Si je fais droit public aujourd’hui, vous m’avez beaucoup influencé dans ce choix, car je souhaite être comme vous. Reposez en paix », a écrit un ancien étudiant sur Facebook.

L’Agrégé de Droit public et des Sciences politiques, fils du département de la Menoua, plus précisément de l’arrondissement de Fongo-Tongo, avant sa nomination comme Vice-recteur de l’Université de Dschang, avait été entamé sa carrière d’enseignant à l’Université de Douala  comme Assistant, chargé de Cours ; avant d’être promu Inspecteur académique au ministère de l’Enseignement supérieur, avant d’être promu  et Doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Douala.

Trois années seulement passées à Dschang et le professeur Léopold Donfack Sokeng a été promu Conseiller Techniques dans les Services  du Premier Ministre, chargé de la Division de la communication.

Il avait soutenu, en 2001 à Nantes,  sous la direction de Jean-Philippe Hesse, une thèse de doctorat en Droit public  sur « Le Droit des minorités et des peuples autochtones au Cameroun ».

Léopold Donfack Sokeng est professeur agrégé de droit public depuis novembre 2003, en même temps  que Magloire Ondoa. Il fut le major de sa promotion au concours CAMES organisé à Ouagadougou, au Burkina Faso.

« Un puits de science immense, simple, humble, compréhensif, disponible pour écouter l’étudiant… Un monsieur qui m’a profondément marqué car bien que m’ayant enseigné le droit constitutionnel durant une seule année, il a su déclencher en moi une admiration et une considération ineffables à son égard! C’est vraiment une énorme perte pour la communauté des juristes et bien au-delà même », écrit par un ancien étudiant sur Facebook.

L’illustre enseignant a formé de nombreux disciples et produits de nombreuses publications qui demeurent des références en Sciences politiques et Droit public. L’on se souviendra, à titre d’exemple, de sa grande contribution « L’institutionnalisation de l’opposition: Une réalité objective en quête de consistance » dans l’ouvrage collectif « Comment peut-on être opposant au Cameroun ?» paru sous la direction du  Sindjoun Pokam.

Quant à sa charge de leader traditionnelle, le professeur Fogo Donfack Sokeng Léopold est chef traditionnel de 3e degré. A ce titre, il est à la tête du village Ndento, dans l’arrondissement de Fongo-Tongo. Il est la 14e de la dynastie des Fongo Ndento depuis 1992 à la suite de la disparition de son père et prédécesseur  Fogo Donfack Bernard.

Augustin Roger MOMOKANA