Les enseignants ont mal dans leur peau. Malgré des nombreux efforts du gouvernement pour satisfaire à leurs exigences  ils continuent de rêver gros et ailleurs.

« Le Ministre de la Décentralisation et du développement Local porte à l’attention de l’opinion publique que dans la mise en place de son département ministériel, près de 2000 agents publics appartenant à divers corps ont exprimé le souhait de faire partie des effectifs de l’administration, en constitution, dont il a la charge ».

Cette révélation remet au goût du jour le débat sur la psychologie des camerounais qui sont admis dans nos écoles normales. L’on peut penser, d’emblée que ce faisant ils ont pour souci l’acquisition d’un numéro matricule que la pratique du noble métier d’enseignant.

Heureusement, au fait de la saignée, le Premier ministre a interdit  les migrations des ministères de l’éducation et  des activités périscolaires vers d’autres ministères.

Cette interdiction impose au ministre Georges Elanga Obam qui a reçu près de 2000 dossiers dont plus de 1000 venants des enseignants d’imposer aux demandeurs des conditions drastiques dont « l’autorisation du ministre utilisateur du secteur éducatif et la preuve des aptitudes et qualifications pour  les fonctions administratives que le concerné serait appelé à occuper. »

Soulignons que le secteur de l’éducation accuse un déficit criard en ressource humaine compétente. Il serait mal venu de contribuer à sa saignée à cette heure où de nombreux établissements scolaires tant du primaire que du secondaire peinent à combler le déficit imposé par ces types de migrations.

Augustin Roger MOMOKANA