Trois jours seulement après la tenue du scrutin présidentiel le 7 octobre, le SDF (Social Democratic Front) dont l’objectif  était prendre la présidence de la République et instituer le fédéralisme comme forme de l’Etat  veut comprendre les raisons de sa débâcle.

L’appel lancé depuis l’Allemagne vise, écrit le président régional, à « préserver la crédibilité politique du parti, le grand héritage historique de ses nombreux militants et la mémoire des martyrs du 26 mai 1990 ».

Aussi le Comité Exécutif Régional SDF Germany propose au Comité Exécutif National (NEC) un ensemble d’opérations dont une « autopsie froide des causes endogènes et exogènes » de l’échec de ce parti à la présidentielle, « D’engager immédiatement des consultations de la base à la plus grande instance qu’est la Convention Nationale en vue de matérialiser une véritable refondation et rénovation du parti. »

La sortie du Comité Exécutif Régional SDF Germany fait suite au scrutin présidentiel tenu le 7 octobre et dont le processus de résultat est en cours. Sans attendre le verdict du Conseil Constitutionnel, il est évident que le « porte flambeau du SDF » à cette élection présidentielle  est passé à côté du rêve de son parti. Par ailleurs, la note signée par Jean Robert Wanko demande à l’honorable  Joshua Osih de démissionner de Son poste de 1er  vice-président national du parti.

Cette interpellation de la diaspora pourrait, si elle ne reçoit pas un écho favorable, produire des effets négatifs sur le parti du Chairman John Fru Ndi. A la veille de l’élection, le parti a connu une saigné, au profit du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

Augustin Roger MOMOKANA