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Nos Choz : le chef supérieur Baleveng dit qu’on ne saurait pleurer et danser de joie en même temps.

Samedi 10 novembre, en présence du secrétaire général des services du Gouverneur de la région de l’Ouest et du sous-préfet de l’arrondissement de Nkong-Ni, de quatre autres chefs supérieur de la Menoua et du Lebialem, Sa Majesté Guemegni Gaston s’est adressé à ses populations.
Lors des funérailles de Footio à Tchuétou, dans le groupement Baleveng, Sa Majesté Guemeni Gaston a interpelé ses administrés sur deux sujets : la pratique des obsèques-funérailles qui persiste dans son groupement malgré l’interdiction d’une part, et la sécurisation du village par des comités d’autodéfense d’autre part.
Des obsèques-funérailles, Sa Majesté à rappelé à son peuple qu’il y a un temps pour rire et un temps pour pleurer. Il est compréhensible que des gens s’obstinent à faires des obsèques et des funérailles un même événement. Cette pratique dépouille notre peuple de l’une des ses identités. Le couplage des obsèques aux funérailles est à l’origine une volonté des fils de la diaspora frappés par la disparition d’un parent de réduire le nombre de voyages au pays.
Ce combat est un véritable souci pour les gardiens des us et coutumes dans le département de la Menoua. Ils le mènent depuis près d’une décennie déjà, sans déployer les moyens conséquents pour décourager les éventuels organisateurs, ou prendre des mesures idoines pour sanctionner les coupables.
S’agissant de la sécurisation du groupement, Sa Majesté à demandé aux chefs de quartiers et aux leaders de medzon de constituer des comités de vigilance de 10 personnes pour assurer la sécurité du village. Ce faisant on éloigne du groupement l’insécurité grandissante, les cambriolages, le vagabondage et le banditisme qui tendent à gagner du terrain depuis quelque temps, encouragé par la crise qui sévit dans les régions anglophones du pays.
Les manifestations festives de grandes portées : obsèques, funérailles, cérémonie de jumeaux, etc. sont des occasions spéciales que le chef traditionnel met à profit pour passer ses messages et transmettre aux populations les messages de l’autorité administrative.
Pour sa décente à Tchuétou, Sa Majesté Guemegni Gaston était accompagné quatre de ses pairs dont les chefs supérieurs Fongo-Tongo, Fotomena.
Augustin Roger MOMOKANA

Nos Choz : le chef supérieur Baleveng dit qu’on ne saurait pleurer et danser de joie en même temps. – Sinotables