L’instigateur du coup d’Etat manqué survenu lundi matin à Libreville a tenté de s’enfuir, avant d’être rattrapé quelque temps plus tard, sous un lit.

« Le lieutenant Kelly Ondo Obiang a été retrouvé par les forces de sécurité dans une résidence située non loin de la maison de la radio, caché sous un lit », rapporte une source gouvernementale à France 24.
Comment a-t-il pu se soustraire au contrôle des forces de défense ?
Pour quitter la Radio, le Lieutenant Kelly Ondo Obiang aurait menacé d’abattre un journaliste à qui il demandait ses vêtements. C’est ainsi qu’il a abandonné son treillis militaire à la RTG avant de sortir de l’enceinte en civil sans être démasqué par les forces de la gendarmerie nationale déployées à l’occasion.

« D’après un officier chargé des opérations de rétablissement de l’ordre à Libreville. Il aurait déshabillé un journaliste et abandonné son uniforme pour tromper la vigilance du GIGN », rapporte africanews.com.

Les autorités gabonaises ont, à travers un communiqué, annoncé que deux commandos avaient trouvé la mort lors de l’assaut pour libérer la Radio sous l’emprise des militaires que le porte-parole du Gouvernement assimile à des « plaisantins ».

« Si vous êtes en train de manger, arrêtez. Si vous êtes en train de prendre un verre, arrêtez. Si vous dormez, réveillez-vous. Réveillez vos voisins […] levez vous comme un seul homme et prenez le contrôle de la rue », avait lancé au peuple le Lieutenant Kelly Ondo Obiang dans son message radio.

Victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral) le 24 octobre, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, 59 ans et dont la famille est au pouvoir depuis 1967, a été transféré au Maroc où il poursuit depuis sa convalescence. Son dernier contact avec son peuple remonte au 31 décembre, à l’occasion de son message de vœux à la Nation.

« L’Union africaine condamne fermement la tentative de coup d’Etat intervenue ce matin au Gabon », a écrit Mahamat sur son compte twitter. « Je réaffirme le rejet par l’UA de tout changement anticonstitutionnel », a-t-il poursuivi.

Augustin Roger MOMOKANA