Le professeur Alain Cyr Pangop Kameni, qui vient d’être admis comme professeur titulaire des universités s’est entretenu avec Sinotables.com. Nous souhaitions informer nos lecteurs du processus qui conduit à ce grade, et connaître la structuration de la carrière d’un universitaire.

Rentrons à présent dans vos travaux. Ce qui retient mon attention c’est cette lecture critique du monument « Nouvelle Liberté » qui se trouve érigé au rond-point Deido à Douala. C’était dans quel intérêt ?

L’intérêt de ce travail était de montrer qu’on peut scientifiquement lire un objet qui occupe l’espace public et qui suscite des interrogations. On peut faire valoir, du point de vue médiatique, la trajectoire d’un artiste qui est une vedette, mais dont le public ne maîtrise pas la trajectoire. C’était aussi pour montrer qu’on peut sémiologiquement inscrire un projet dans une philosophie du monde. Et pour terminer, et c’était cela le plus important de notre publication sur le Jala’a de Sumegne, c’est de clarifier les fondements de son art. Parce que ce monument de la « Nouvelle Liberté » fait suite à quatre autres monuments similaires dans le monde et qui sont des monuments célèbres. Il fallait clarifier pour qu’on ne voie pas dans son art un objet fétiche, un monstre qui hante Douala ; mais qu’on lise beaucoup plus le message qui est sous-jacent. C’est ce que je crois avoir fait. Il s’agit d’un opuscule, mais c’est l’un des livres les plus difficiles à écrire. Parce que travaillé par ce qui n’est pas offert par un discours verbal, il faut créer des mots pour nommer des choses.

Vous avez également fait un autre travail remarquable sur le théâtre comique au Cameroun.

C’est à la base que j’ai commencé à m’intéresser au théâtre comique dans lequel les humoristes occupent une grande partie. J’ai systématiquement lu la trajectoire des humoristes dans plusieurs de mes écrits. Ça fait que je peux me targuer d’avoir réussi à donner les clés de compréhension de cet art au Cameroun. Parce que les humoristes étaient jusque-là incompris. Ils font dans un théâtre d’improvisation, mais qui en fait n’est qu’un théâtre bien préparé. Et beaucoup n’ont pas compris que cette improvisation est constituée de styles. Il fallait définir le style de chaque humoriste et montrer dans quel courant il se situait. Cela dans une philosophie de vie, parce que je dois le souligner ici je me suis engagé à lire les crises post coloniales africaines, au travers les objets que j’analyse. Que ce soit au plan fictionnel ou non fictionnel. J’ai commis un livre à ce sujet : « Rire des crises post-coloniales ».

Lorsqu’on parle des humoristes on pointe du doigt la cause de l’extinction du théâtre classique.

Le théâtre classique occidental est un héritage colonial chez nous. Et cet héritage colonial en tant que tel n’existe plus, dans le fond, comme une tendance moderne de mise en scène, même pour ceux qui ont été les ex colonisateurs. Ceci voudrait dire que le théâtre contemporain s’est suffisamment distancé du théâtre classique. En passant par plusieurs autres formes de théâtre et de représentations. On ne peut plus, aujourd’hui, défendre le théâtre classique comme étant le canon principal des formes de représentations voulues, mais ça reste toujours un repère historique, ça reste toujours un modèle, ça reste toujours une lumière qui éclaire la pratique.

Pour arriver où vous en êtes, vous avez non seulement une trajectoire mais également un thème.

Je me suis davantage affirmé comme comparatiste. Et le comparatisme ouvre à l’interdisciplinarité. Il ouvre à l’interartialité. Il ouvre à beaucoup de rencontres civilisationnelles. Je me suis intéressé à la littérature en lien avec les cultures, notamment la manière par laquelle les fictions littéraires portent les crises, esthétisent les crises post coloniales africaines. Comment les cultures peuvent servir de clés de compréhension des crises dont les sociétés africaines sont aujourd’hui victimes. Comment est-ce qu’on peut se servir de la communication médiatique ou littéraire pour lire ces crises postcoloniales dans la forme esthétique que les créateurs leur donnent. Forcément, pour proposer leurs solutions. Forcément pour que ce ne soit pas toujours les limites politiques qui soient l’impasse, mais que les solutions culturelles puissent être lisibles. Parce que c’est au travers les mentalités que les cultures se façonnent et que les civilisations se mettent en place. S’il faut comprendre l’Afrique sans l’Africain c’est difficile, mais comprendre l’Afrique avec l’Africain, c’est d’abord comprendre comment il pense, comment il esthétise sa vie, comment il esthétise sa société, comment il façonne son imaginaire, et comment il communique cet imaginaire au plan littéraire, au plan médiatique.

Si nous quittons le théâtre pour nous arrêter à la musique. Quel regard portez-vous sur les nouvelles tendances musicales, le hip pop par exemple, face aux anciennes à l’instar du makossa, etc.

Je trouve que la génération actuelle est très imaginative. Je vois, par exemple, que l’influence congolaise qui avait été décriée par les puristes du makossa a perdu pied grâce à l’influence nigériane. Et cette influence nigériane est venue créer un nouveau style qui s’arrime à la world music aujourd’hui et qui fait que la communauté anglophone du Cameroun peut chanter en mélangeant l’anglais et le français. La communauté anglophone peut chanter avec le rythme nigérian et la rumba congolaise, plus le makossa sur le même territoire camerounais. On peut voir des francophones chanter en anglais dans ce remix des différents rythmes qui nous entourent. On peut aussi voir des créateurs, des compositeurs qui rentrent puiser dans le patrimoine traditionnel. AfoAkom en a fait l’objet de sa bataille. Ici à Dschang on a vu des gens puiser dans le patrimoine pour chanter. « Melu bon » de As’aTelong, pour citer ce bel exemple. On utilise les rythmes modernes mais dans la langue locale.

De ce point de vue, est-il encore possible de parler des musiques identitaires ?

Les identités sont de plus en plus métissées. Mon collègue et moi avons parlé des identités vacillantes dans l’ouvrage Les astres dans les discours postcoloniaux. Les identités ne sont plus pures. Il faut voir que le slam intègre beaucoup plus la chanson urbaine aujourd’hui. Donc, ils mélangent hip pop avec ces rythmes traditionnels qu’ils ont sur la place. Et il y a quelques stars qui tiennent la main des cadets. Ce qui est devenu quelque chose de formidable aussi. On peut toujours déplorer le droit d’auteur, mais de plus en plus ça se structure, si j’en juge par les interviews d’artistes passés à la caisse. Cela montre un souci d’assainissement. Du point de vue culturel on n’a pas à trop rougir. Nous étions au dernier festival universitaire (UNIFAC) à l’école des travaux publics il y a deux semaines, et nous avons vu des jeunes talents s’exprimer de fort belle manière. Cela veut dire que dans la transmission intergénérationnelle il y a de quoi espérer quelque chose de mieux pour demain.

Et sur le plan économique ?

Sur le plan économique ça pose encore problème. Parce que l’industrie de la musique n’est pas encore véritablement bien structurée. Elle est une industrie embryonnaire. Nous étions avec Eko Roosevelt. Il ne peut pas démentir cela. Il a abondamment parlé de sa carrière. Kouokam Narcisse aussi. Les musiciens ont de la peine à monter des entreprises de musique dans l’environnement du droit d’auteur qui est le nôtre. Et les entrepreneurs de la musique se plaignent : Isidore Moudjo. Et on a l’impression qu’il n’y a pas une écoute attentive aux cris. Pour que cette industrie-là soit structurée de manière à donner une lisibilité et les chiffres qui montrent que l’artiste vit véritablement de son art de manière transparente.

Une écoute de qui ?

Une écoute des pouvoirs publics. Ceux qui décident des fiscalités, ceux qui décident des circuits de distribution dans l’espace public. Ceux qui peuvent domestiquer la piraterie. Parce que j’ai trouvé que l’informel qui a toujours été laissé dans tous les domaines de la vie publique dans notre société ne pouvait ne pas épargner la musique. Brûler les œuvres piratées ne résout pas le problème. Parce que celui qui pirate n’a que sa survit aussi. Est-ce qu’il n’y a pas une possibilité de domestiquer la piraterie ? Le Nigéria a trouvé une formule : au lieu de faire des timbres sur les étiquettes qui coûtent 2000f et que le Cd ne peut plus être accessible au Camerounais qui veut acheter un album autant faire dans l’édition de masse et vendre moins cher. Et donc retrouver le pirate sur son propre terrain et le battre. Ce n’est que comme cela que l’artiste peut voir une industrie musicale se structurer et vivre pleinement de son art. Au Nigéria graver en masse a largement diminué le coût et les chaînes intermédiaires ont été réduites pour que l’Etat n’étouffe pas les artistes et les opérateurs des chaines de distribution.

Il s’agit en quelque sorte d’une volonté politique, et disons-le, toute est question de volonté politique.

Tout est question de volonté politique. Au lieu de brûler les œuvres qui nourrissent le pousseur au quartier, parce que c’est ce qu’il a à faire pour faire bouillir sa marmite le soir. L’artiste qui vient se plaindre de cela a aussi besoin de vivre. Et l’autorité qui descend pour sévir a besoin de vivre. Tout le monde, à son niveau, a besoin de vivre. Et donc il faut trouver un mode vivendi pour cela. J’ai toujours une manière différentielle de gérer tout ce qui rentre dans l’illicite. Quand on prend l’ivoire braconnée et on brûle, c’est nous qui perdons tous. On a déjà perdu un patrimoine animalier et on perd maintenant les objets collectés. On perd doublement. Créer un musée de l’ivoire serait plus sensibilisateur contre le braconnage. Et ça crée donc un trésor d’ivoire. Saisir de la viande boucanée des espèces interdites et brûler, il me semble qu’il y a beaucoup de prisons au Cameroun où la viande manque. Il suffit d’un contrôle vétérinaire et beaucoup de prisonniers mangeront à leur faim pendant quelques jours. Je trouve que cette manière de faire peut permettre de résoudre un problème ponctuel. Sans gaspiller. Un médicament qui est de bonne facture mais qui est entrée de manière illicite, le brûler ne nous avantage en rien. C’est une perte économique. On peut donner comme générique dans les hôpitaux pour les premiers soins. Celui par qui cela est entré est pénalisé. Mais le produit doit être utile. Quand on a déjà saisi il devient un bien public. L’Etat peut en faire tout ce qu’il veut. De manière autonome. Parce que l’Etat c’est l’institution forte. Quand on saisit les Cd on brûle, mais quelques Camerounais qui n’ont pas la possibilité de s’offrir un Cd pouvait se les offrir à l’occasion d’une vente aux enchères. Il y a des éléments compensatoires, en ce moment-là, de celui qui a été piraté, pour qu’il rentre dans son dû. A moins que ce soient des produits de très mauvaise qualité.

Professeur Alain Cyr Pangop Kameni à Sinotables.com : « quand on devient professeur titulaire on cesse de se chercher et on cherche » (I).

Reparlons de la recherche. Vous êtes chercheurs. Le principal grief que l’on vous oppose c’est que la vulgarisation des fruits de la recherche demeure un véritable problème chez nous.

Pour ce qui me concerne j’accompagne mes étudiants à la publication. Les premiers étudiants que j’ai encadrés en thèse ont publié avec moi. Et ça leur a d’ailleurs permis de passer Chargés de cours. Pour ceux qui sont recrutés à l’université. La première doctorante que j’ai dirigée est Chargée de cours aujourd’hui, à l’Université de Maroua. Njomouo Carole. La deuxième que j’ai dirigée vient d’être nommée Chef de division à l’Institut des Beaux-Arts vient de passer chargée de Cours. Mireille Chamba. Ce sont des étudiants qui ont publié aussi avec moi. Ceux qui sont en cours réfléchissent sur les moyens pour s’inscrire dans la mouvance des publications. Donc, non seulement nous initions la rédaction des travaux scientifiques, mais nous accompagnons aussi à la publication. Et tous ces étudiants-là sont encouragés à faire éditer leurs travaux sous forme de bouquins. Puisqu’on n’a pas encore de presse universitaire dans notre institution, ce qui aurait fait une base des données pour les thèses.

Pourquoi n’a-t-on pas de presse universitaire ? S’agit-il d’un problème financier ou une fois de plus il s’agit de la volonté politique ?

De manière globale je ne suis pas habilité à répondre à la question. Je ne suis pas le chef de l’institution. Il y a une instance de décision qui est dirigée par le chef de l’institution.

Je vous comprends et je m’adresse spécifiquement au journaliste.

En tant que journaliste je peux comprendre qu’il y a globalement des tensions de trésorerie qui font que les priorités ne sont pas accordées à la rubrique qui concerne les publications. Les priorités sont avant tout infrastructurelles parce qu’il y a des nouvelles facultés qu’il faut accueillir, parce qu’il y a des étudiants dont la démographie est galopante. Parce qu’il y a la communauté universitaire qui doit être logée du point de vue des bureaux, du point de vue des laboratoires. Le défi est d’abord et avant tout infrastructurel.

Votre mot de fin, puisque nous sommes au début d’une nouvelle année.

Je voulais adresser à tous nos lecteurs mes vœux les meilleurs de santé et de prospérité et surtout un retour à la paix au Cameroun. Et que vivement la perspective théorique que j’ai choisie, à savoir la crisologie ; qu’elle puisse être mise à profit. Je voudrais me définir comme crisologue, en tant que tel je m’occupe spécialement de l’étude des crises postcoloniales africaines, pour voir dans quelle mesure on peut humaniser les crises, sortir des cycles de crises.

En tant que crisologue, quel regard portez-vous sur la crise dite anglophone qui sévit au Cameroun ? Quelles perspectives leur donnez-vous ?

Je ne voudrais pas m’affirmer ici comme prophète. Je peux bien le faire. J’aimerais parler comme universitaire ou alors comme journaliste, selon la casquette que vous voulez que je prenne. Je trouve qu’il y a eu un raté dans le processus ; ce qui a conduit à l’enlisement, c’est-à-dire que le dialogue a eu un hiatus à un moment donné. Et donc c’est devenu une guerre à l’usure. Or une guerre à l’usure est une guerre qui n’a pas une trajectoire linéaire lisible. Puisque les frappes sont sporadiques et les razzias sont non contrôlées. Et le leadership devient même difficile à affirmer. Parce qu’on ne sait plus qui est le meneur. On ne sait plus à qui s’adresser. L’interlocuteur devient diffus. Ce caractère diffus des différents interlocuteurs rend difficile les positions. Maintenant il y a un médiateur qui a été installé pour entrer en contact avec ceux qui pourraient être les différents leaders. Pour négocier un désarmement, pour négocier une remobilisation, pour négocier une remobilisation, pour négocier une réinsertion. Une chose c’est que pendant qu’on discute sur la forme de l’Etat, je souhaiterais que les Camerounais ne perdent pas de vue que le discours sur le fédéralisme n’est vraiment pas si différent d’un discours sur la décentralisation si cette dernière s’avérait effective. A partir de ce moment-là il n’y a aucun intérêt à se séparer de la république pour s’affirmer. Puisqu’on ne peut plus avoir un Cameroun occidental et un Cameroun oriental. Rentrer au fédéralisme sous cette forme serait une reculade. Ce n’est plus possible. Y compris pour les gens du Nord-ouest ou du Sud-ouest. Donc la meilleure solution c’est de trouver ce fédéralisme qui fait que les régions fonctionnent sous la forme d’un Etat local. Je peux en parler avec beaucoup d’aisance parce que je viens de finir un contrat d’un an avec le PNDP où mes notes conjoncturelles ont suffisamment pointé du doigt les points critiques.

Vous venez également de passer votre diplôme d’enseignant de la langue nufi. De quoi s’agit-il exactement ?

Lorsque vous décidez d’apprendre la langue Nufi vous avez deux diplôme à passer : le kamet le nsa sam. J’ai fait les deux diplômes, et j’ai eu les deux diplômes. Actuellement je lis et écrit ma langue maternelle, c’est-à-dire le féefée. Dans le but de produire des supports pédagogiques et de former les gens dans le même domaine, promouvoir aussi des structures et centres qui forment dans ce sens. Parce qu’ en tant que partie prenante des langues africaines on a des projets et il y a même un mécène qui voudrait qu’on produise un recueil de proverbes et qu’on fasse une encyclopédie. On verra avec les moyens à notre disposition comment le faire.

Combien de temps cela vous a mis pour passer les deux diplomes ?

En réalité nous avons mis à profit toutes les vacances. Nous sommes allés au centre linguistique nufi, à Bafang, où nous avons pris des cours intensifs pendant trois mois ; pour aller présenter l’examen. Avant cela j’avais quand même une formation de base. L’initiation qui s’est faite quand j’étais adolescent et je ne percevais pas les enjeux. J’avais donc échoué le kam. J’avais je crois quatorze ans à l’époque. J’ai refait le Kam que j’ai passé cette fois-ci, et à la suite j’ai passé le nsa sam.

Aujourd’hui vous avez le diplôme requis pour enseigner le féefée ?

Oui en effet. J’ai les compétences pour le faire.

A partir de votre propre expérience, quel est le message que vous passez aux jeunes qui ne perçoivent pas cette richesse-là qu’est notre langue maternelle ?

J’ai d’ailleurs été blessé du fait que mes propres enfants ne parlent pas ma langue maternelle. C’est la plus grosse blessure. Quand j’en parle avec eux ils rigolent. Ils ne perçoivent pas eux aussi les enjeux. Aux jeunes qui ne perçoivent pas ces enjeux je voudrais leur faire comprendre que la mondialisation aujourd’hui demande qu’on y aille avec plusieurs langues. Parce que les langues sont des richesses. Les langues sont génératrices de revenus à un moment donné. Et si vous allez au monde comme mondialiste il faut maîtriser au moins trois langues parmi lesquelles l’anglais et votre langue maternelle. L’anglais parce que c’est la langue la plus répandue dans le monde, la langue de communication quelque soit le territoire où vous vous trouvez, et votre langue maternelle parce que c’est votre identité culturelle. C’est ce qui fait que vous soyez vous-même. Et ensuite une quelconque autre langue. Dans le cas d’espèce nous les Camerounais nous sommes favorisés puisque l’anglais et le français sont d’office nos langues officielles. Y adjoindre sa langue maternelle constitue un atout majeur.

Comment est-ce que vous percevez ces centres linguistiques qui forment les jeunes beaucoup plus dans la perspective de les pousser à l’exil ?

Je trouve que c’est une très bonne chose. Parce que de mon séjour en Europe je peux voir que la non maitrise de la langue et des cultures européennes peut être un frein pour l’Africain. Par rapport à son intégration effective. Donc, il faut connaître la langue. Si on ne la connait pas, il faut connaître au moins la culture. Parce que ce sont des éléments qui permettent d’entrer en contact avec l’autre.
Deuxièmement je peux aussi dire qu’un centre linguistique prépare aussi déjà celui qui veut voyager dans la psychologie de la société qui va l’accueillir. Ce sont des centres qui sont importants. Ce qu’ont peut déplorer dans les centres linguistiques c’est l’absence des langues africaines, des langues camerounaises. Parce qu’il y a une forte communauté diasporique déracinée qui a besoin de conquérir les racines. Les centres linguistiques peuvent aider à cela.

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA