Alliance franco-camerounaise de Dschang 1er février 2019. Festival Afrodram’Art (Acte 5). Entre gastronomie, expositions artisanale, animations socioéducative et spectacle de stand up-théâtre-comédie.

« Au feu, la maison se brûle » est un ménage invivable à cause de l’égo de l’époux, du peu de caractère de l’épouse, des mensonges d’un oncle, des promesses non tenues d’un parent. « Au feu la maison brûle » est un véritable calvaire pour le couple.

Entre monsieur Bonsisi et son épouse Djaifatou, la vie n’a été jamais rose. Même le lit conjugal n’arrange pas leurs relations. Pourtant un jour, sous la pression de son ami Maître Laminé, Bonsisi se résout à faire la cuisine pour Djaifatou. Malheureusement pour lui, le diable Bandjougou est passé à la maison où il a raconté des conneries : Bonsisi est entrain de prendre une seconde épouse, Bonsisi va empoisonner Djaifatou. Comme conséquence, Djaifatou ne goutera pas au plat concocté par son époux qui a finalement consenti de se faire violence. Elle préfère boire à se saouler.

Autre épisode, cet Oncle Bankiki, philosophe du dimanche, qui ne manque jamais d’argument pour ne pas accomplir la promesse faite à son fils Gombarashe. Je t’achèterai un vélo si tu passes le CEPE. Lorsque l’enfant brave l’examen il apprend que les gens qui vont à vélo sont tous des bandits. Gombarashe ne veut pas être confondu et va même se séparer de ses amis propriétaires de vélo. « Je t’achèterai un téléphone si tu m’apportes le BEPC ». Gombarashe ramène le diplôme et apprend à l’occasion que l’ordinateur portable est mieux, mais il ne pourra l’avoir que s’il ramène le Baccalauréat. Le bac en poche, le ténébreux oncle voudrait lui faire miroiter un voyage pour l’Europe, malheureusement…

La tragédie est en voie de se produire chez Bonsisi, sa femme est dans le coma et les invectives fusent de toutes parts, lorsque Bandjougou fait irruption avec la nouvelle de la nomination de Me Momo Jean De Dieu au poste de Ministre. Cette nouvelle extirpe Djaifatou du coma dans lequel elle était plongée. La désolation se transforme en joie, en effervescence. Et pendant qu’on y est arrive le ministre. C’est dans une ambiance de fête que se referme le rideau. On pourrait épiloguer sur cette joie, tant il est connu que Momo Jean De Dieu n’a pas fini d’indigner la communauté bamiléké et internationale avec ses déclarations suicidaires à propos du génocide bamiléké et de l’holocauste .

« Au feu, la maison se brûle » est un mélange de stand up, humour et théâtre qui se joue dans une famille où les uns et les autres ne sont pas du tout innocents. L’Alliance Franco-camerounaise de Dschang qui soutient la compagnie Afro-dram’Art pourrait, si elle le ménage se poursuit dans la sérénité se targuer dans l’avenir d’offrir au Cameroun une compagnie professionnelle de haut niveau.

Deux artistes invités ont ouvert la scène à ce spectacle géant : Les Jumeaux (un duo spécialisé dans la musique urbaine venu de l’Université de Dschang) le Groupe Martino (spécialisé dans les danses sportives et de salon).

Augustin Roger MOMOKANA