Benjamin Zebaze l’avait annoncé, une pluie de plaintes tombera sur Me Momo Jean De Dieu le Ministre délégué auprès du Ministre de la Justice, garde des Sceaux dans le cadre du génocide planifié contre le peuple bamiléké.

La machine est désormais en marche, avec la saisine cette semaine de trois personnalités par un Collectif d’Avocats conduit par Me Barnabé Nekuié.

Ce sont le Premier Ministre Israélien, le Conseil Représentatifs des Institutions Juives de France, et la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme.

Les faits sont d’abord présentés à ces personnalités. Pour les convaincre de la nécessité d’un procès contre le Ministre Délégué Jean De Dieu Momo.

Puis il leur est demandé d’intervenir dans le dossier soit en tant que parties civiles soit en tant que témoins.

Selon le collectif, il s’agit de contrer par cette action « des massacres à venir ». Ils viseraient la communauté Bamiléké.
Pour rappel, le 3 février, invité de Actualité Hebdo, un grand magazine dominical sur la Télévision nationale du Cameroun (Crtv), Me Momo Jean De Dieu Momo a tenu les propos ci-après :

«on dit qu’en Allemagne, il y avait un peuple qui était très riche, qui avait tous les leviers économiques, c’était, n’est-ce pas, les juifs. Et qu’ils étaient d’une arrogance, moi je dis on raconte, c’est des bruits, qu’il était d’une arrogance telle que les peuples allemands se sentaient frustrés. Puis un jour est venu au pouvoir un certain Hitler qui a mis, n’est-ce pas, ces populations-là dans les chambres à gaz. Je pense que, il faut quand même que les gens qui sont instruits comme Monsieur Kamto puissent savoir où ils amènent leur peuple. On conduit le peuple vers là où il n’y a pas le danger. Il ne faut pas le conduire là où il y a le danger. »

Il y a quelques jours, la diaspora bamiléké du Canada a dénoncé, à travers un communiqué, la sortie du Ministre Délégué. Comme les autres composantes du peuple Bamiléké, elle attend que Me Momo Jean De Dieu présente personnellement ses excuses aux Bamiléké et aux Juifs.

Augustin Roger MOMOKANA