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Chaque État a son petit traitre.

Ma personne,

Chaque État a toujours son petit traitre.

Sais-tu que le bras de fer Nicolas Maduro contre Juan Guaido est une grande expression de la démocratie ? Ce qui se passe au Venezuela est tout simplement extraordinaire. Et il mérite d’être reconnu aussi bien par les grandes dictatures mondiales- les États-Unis, la France, et les autres- que par les États en quête de liberté comme un degré très poussé de démocratisation de la société bolivarienne. Il s’agit d’un degré de démocratisation très poussé de cette société bolivarienne.
Aujourd’hui c’est le Venezuela, comme jadis Cuba. Fidel Castro et Hugo Chavez ont su planter les racines de la démocratie dans leur pays.

Contrairement à ce que les grands médias occidentaux, instruments de propagande des puissances expansionnistes veulent faire croire au reste du monde, le Venezuela a atteint un niveau de démocratie que le monde devrait l’envier.

Qui imaginerait une France où, non content de la gestion d’Emmanuel Macron, le président de l’Assemblée nationale s’autoproclame président de la République par intérim ? Qui imaginerait les États-Unis où non content de la gestion de Donald Trump, un sénateur s’autoproclame président par intérim ? Un tel acte signifierait la déchéance du président élu par le peuple français ou américain ?

Au Venezuela, la démocratie est si poussée que le citoyen Juan Guaido s’est permis cette liberté de démettre le président élu, Nicolas Maduro, sans se voir être capturé et jeter en prison. Le chef de l’État élu qui contrôle toujours les institutions de l’État dont l’armée et la justice aurait pu agir à la camerounaise.

Au nom du « rétablissement de la démocratie », une coalition conduite par les USA et qui compte en son rang la France, le Canada, l’Union Européenne, le groupe de Lima, la Colombie fourbit toutes ses armes pour détruire le premier producteur mondial du pétrole. Il s’agit d’éliminer les patriotes pour installer au pouvoir leur pantin. Ce qui va leur permettre d’exploiter paisiblement les ressources du pays.

Au Cameroun, parce qu’il continue dénonçait le « hold up électoral », par son principal challenger, à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Maurice Kamto et plus d’une centaine de ses compagnons politiques ont été interpellés par la police et font depuis face à la justice militaire. Le régime en place les accuse d’insurrection et rébellion en bande. Ce qui fait d’eux « des terroristes ». Une loi a été spécialement votée et promulguée pour combattre le terrorisme.

Au Venezuela, face à la déferlante de la grande meute alliée qui, sous le prétexte de l’aide humanitaire, se démène pour faire entrer des armes et ses soutiens militaires dans le pays, Nicolas Maduro et ses partisans demeurent debout.

Depuis près d’un mois, des dizaines et des dizaines de camions chargés de l’aide humanitaire américaine sont bloqués aux frontières, avec les soutiens des patriotes, malgré l’insistance et les incessants appels et menaces de Juan Guaido.

Quelques partisans du président autoproclamé qui ont voulu aider les USA à forcer le passage ont sévèrement réprimandés. Des camions simplement incendiés. Cela est un signe fort du sentiment de liberté et d’autonomie du peuple vénézuélien. Quelle que soit la gravité de nos problèmes, quelles que soient les dissensions qui nous opposent, nous devons nous asseoir autour de la table et non nous laisser aider par des puissances étrangères dont on ignore toujours les intentions pendant la crise.

Si la Russie et la Turquie qui s’opposent à la machine impérialiste étasunienne au Venezuela avaient, en son temps tenu la même fermeté face au grand projet déstabilisateur de la Libye par la France et ses alliés-ce qui s’est soldé par l’assassinat du guide Mouammar El Kadhafi, nul doute que la Libye serait aujourd’hui debout et le projet de l’unité africaine aurait franchi de nombreux pas pour sa concrétisation.

Si la Russie et la Chine s’étaient opposées avec fermeté à la campagne militaire américaine contre l’Irak, nulle doute que ce que le monde qualifie aujourd’hui de terrorisme auraient fait tant de misère dans les nations. Les États-Unis se comportent comme un épouvantail de la liberté, sans qu’ils soient capables de panser les plaies causées. Nous n’avons qu’à voir le nombre des États qu’ils ont détruits ou contribué à déstabiliser.
Vive la démocratie !

Momokana