Le ministre Momo Jean De Dieu n’a pas besoin du décret d’application pour déclarer ses biens.

« J’ai déjà mes maisons à Douala et à Dschang pour abriter ma famille », a écrit Momo Jean De Dieu le Ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Un pot sur sa page Facebook. Voilà qu’un ministre de la République, Momo Jean De Dieu en l’occurrence, a « déclaré ses biens », conformément à l’article 66 de la Constitution de 1996.

Cet avocat, à ce jour, est l’unique membre du gouvernement à simuler le respect de l’article 66 de la constitution dont le décret d’application demeure attendu près de deux décennies après l’adoption de cette loi fondamentale.

Le ministre force-t-il la main au président de la République, afin que l’application de cette importante disposition de la constitution entre en vigueur ? Quel intérêt aurait-il à le faire ? La peur d’être rattrapé demain par son passage au gouvernement ? La volonté de l’avocat à provoquer le passage à une étape supérieure de la lutte contre la prévarication de la fortune publique ?

« Pardon ne me proposez pas toute sorte de business soit disant gagnant-gagnant. C’est vous qui envoyez les gens en prison. La prochaine fois je vous dénonce », prévient le ministre à toute personne qui pourrait être tentée de le corrompre.

Mais dans son post, Momo Jean De Dieu annonce dit avoir déjà plusieurs maisons, cependant il lui en faudra à Yaoundé. Un projet dont son salaire et ses avantages de membre du gouvernement suffisent à le concrétiser.

« Je ne suis pas venu sur la terre pour construire les gratte-ciel. Je l’aurais fais quand je gagnais 20000 dollars USA au Tribunal des Nations Unies. Soit dix millions de francs Cfa par mois. »
Pour lui la vie se limite à l’essentiel. Contrairement aux autres camerounais qui se comportent tels des rats.

Augustin Roger MOMOKANA