« La vie n’est pas du tout facile. Elle peut l’être pour certains. En ce qui me concerne elle n’a pas été facile, et jusqu’aujourd’hui elle ne l’est toujours pas. Voilà pour quoi ceux qui en ont devraient savoir qu’à côté il y en a qui sont dans le besoin ».

Les Camerounais ont découvert Dobelgy à la faveur du Festival National des arts et de la culture, il y a deux ans, à Bertoua. Depuis, plus rien, excepté quelques petites sorties privées (mariages, anniversaires, autres).

Il n’a pas abandonné son salon de coiffure en plein cœur de la cité du Soleil levant. « Je suis toujours dans mon salon de coiffure quand je ne suis pas en déplacement. C’est là que je compose la plupart de mes chansons, en attendant les clients », a-t-il confié à Sinotables.com

Dobelgy, l’auteur de « Tu vas me yamo », ne court pas les places des fêtes. Parce qu’il travaille, d’abord, pour atteindre un niveau raisonnable avant de se jeter sur la scène. Ça y est ! Puis qu’il a enfin accepté et honoré l’invitation que lui servi l’Alliance franco-camerounaise de Dschang, à l’occasion de la semaine de la francophonie.

Ce pygmée mélange le patingue de sa terre natale à l’afro pop. Cela donne ce que nous avons dansé avec lui mercredi soir lors de la grande soirée de clôture de la semaine de la Francophonie.
Ses messages comme ses pas de danse sont beaux à entendre, à écouter, à voir et à admirer. Ils portent, chacun, une semence pour un monde plus humain. L’artiste chante les inégalités sociales avec les effets sur les citoyens, l’amour et ses nombreux avantages.

« Je suis à la recherche d’un producteur, mais les propositions ne manquent pas. Le problème c’est que je souhaite travailler avec quelqu’un qui me propose un partenariat bien monté ». Ce n’est pas tous les jours que l’on croise ce type d’artistes, surtout au Cameroun où les artistes sont influencés par la starmania, plutôt par le travail.

En attendant d’en trouver qui réponde à son rêve l’artiste reste concentré sur le travail car, les bon producteurs ne misent pas leurs moyens sur de mauvais travaux. Rien ne l’empêchera de briller. C’est le sens qu’il donne à son travail de tous les jours.

Augustin Roger MOMOKANA