Ma personne,

Ce gars m’a planté le couteau dans le cœur.

Si je dis à quelqu’un que j’ai deux semaines de boxe thaïlandaise… Je suis sérieux là. J’ai appris la boxe thaïe pendant deux semaines. Tu ne peux pas dire que cela ne représente rien. Tu ne peux pas dire que je ne suis pas un combattant. A moins que tu veuilles me faire croire que le peu que j’ai retenu de ce passage au Centre est insuffisant pour me permettre d’agir en cas de légitime défense. A chaque fois j’essaie quand même essayer de me défendre et de m’en sortir plutôt bien. Quand on est un ancien boxeur, on n’encaisse pas n’importe quoi.
De fois lorsque tu te réveilles, tu te dis que la situation dans ce pays est entrain de s’apaiser, que les cœurs ont été touchés et que bientôt il n’y aura plus ni de bandit, ni de dictateur, ni d’assassin, ni de sardinard, ni de tontinard.

Tu as tellement ronflé la nuit au point d’oublier que la situation dans les régions anglophones, malgré Maurice Kamto et autres, continue de pourrir la vie aux habitants de ces régions et à nous autres qui portons leurs peines. Que malgré l’interpellation et la condamnation pour détournement des deniers publics de Mendo Ze, Atangana Mebara, Siam Siewe, Ondo Ndong, Marafa Hamidou Yaya, Yve Michel Fotso, et les autres, le pays n’a cessé de nourrir un nombre de plus en plus croissant de voleurs de la république. Dion Ngute a beau interdire aux membres du gouvernement d’aller se balader à l’étranger, ils trouveront des moyens pour contourner son ordre. Un pays n’a jamais eu autant besoin de s’autodiscipliner. Tellement ils sont nombreux les germes de notre autodestruction : feymania, impunité, prostitution, pédophilie, pédérastie, tribalisme, corruption, médisance, plagiat, fainéantise, persécution, blanchiment, gabegie, arrogance, concussion, tricherie, méchanceté, aliénation, fornication, parasitage, dictature, sabotage, inertie, convoitise, jalousie, spoliation, trafic d’influence, abus de pouvoir, etc. En les mettant ensemble, ils couvriraient le pays entier, comme un toit.

Ce matin, j’ai giflé quelqu’un. Je lui ai appliqué une telle gifle qu’il a perdu deux dents. Sais-tu pour quoi je l’ai fait ? Je n’ai pas supporté de tomber, sur Facebook, sur son message de haine. Un message qui vise, une fois de plus, à monter une tribu de notre pays contre une autre. Ça m’a fait mal tu ne peux pas comprendre. Ce gars m’a planté le couteau dans le cœur.

« Les Ekangs Béti fermons nos comptes des banques des Bamilékés. Allons ouvrir les comptes à Vision Finance de Belinga Amougou. Ekang Ossu. »

Voilà le message pour lequel j’ai giflé quelqu’un. Tu es le juge. Dis-moi, qu’aurais-tu fais à ma place dans ce pays où le gouvernement qu’on accuse de tous les maux, invites à longueur de journée au vivre ensemble. Si tu ne dis rien, si tu ne fais rien, je supposerai que tu es avec lui. Si par contre tu lui sers deux belles raclées, cela pourrait le dissuader ; et sans doute tous ceux qui, comme lui, seraient tentés de monter des Camerounais contre des Camerounais.

S’il s’avère qu’il a été recruté pour faire la publicité pour le compte de la banque dont il parle, suspends-le d’exercice pour au moins 10 ans, comme ça il comprendra que la pub n’est pas la haine.
La Cameroun est devenu pour certain un bouillon de patte de bœuf. Ce n’est pas admissible, dion.

Momokana