Vous ne pouvez pas dire que c’est la première fois que pareille mesure est prise pour en faveur de la réduction du train de vie de l’Etat. La dernière fois, c’était avec d’autres premiers Ministres. Cette fois-ci, c’est sous Joseph Dion Ngute.

Le président de la République a prescrit de « réduire à l’essentiel les déplacements à l’étranger des membres du gouvernement, des directeurs généraux des sociétés d’Etat et des hauts fonctionnaires », rapporte un message porté du Secrétaire général des Services du premier Ministre au nom de son patron.

En effet, depuis que lui-même a arrêté d’aller fréquemment en Suisse, le président Paul Biya a réalisé l’énorme gain économique que le Cameroun fait aux caisses de l’État. Une fortune qui doit servir à financer des projets au bénéfice du bien-être des populations.

Selon le message du premier Ministre, il va sans dire que de nombreux membres du gouvernement et autres hauts commis de l’État vont à l’étranger beaucoup plus pour leurs loisirs que pour les affaires d’intérêt républicain.

Dorénavant, « les demandes d’autorisation de sortie du territoire, en vue de la participation à des activités telles que les conférences, les séminaires, les colloques ou les remises des prix seront systématiquement rejetées », lorsque ces déplacements nécessitent le budget de l’État ou des organismes publics concernés.

Quelle incidence cette haute instruction présidentielle aura-t-elle au niveau des universités d’État du Cameroun ? Qui financera les voyages des recteurs ? Il est évident que dans le cadre de la mobilité des enseignants, les universités hôtes prennent en charge les billets d’avion et autres frais.

En tout cas le message est clair, « le Chef du gouvernement vous demande de discriminer avec la plus grande rigueur les demandes d’autorisations de sortie à soumettre à sa sanction ou à celle du Chef de l’État », signe Joseph Dion Ngute aux Ministres d’État, ministres et ministres délégués, secrétaires d’État, Directeurs généraux, et hauts fonctionnaires.

Augustin Roger MOMOKANA