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Liberté de la presse : le modèle économique de la presse locale au scanner de Dschang Press Club.

La première liberté du journaliste est économique. Il ne devrait pas dépendre d’un lobby quelconque. Sinon il y sacrifie son indépendance, sa neutralité et son honnêteté.

Pour garantir cette liberté, le journaliste doit pouvoir disposer des ressources suffisantes pour ne pas s’exposer au « gombo ». Ceci signifie que son employeur doit être économiquement viable.

Réunis au sein de Dschang Press Club les professionnels des médias exerçant dans le département de la Menoua ont commémoré, le 2 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « Quel modèle économique pour la presse locale de Dschang ? »

Alain Cyr Pangop (journaliste principal, consultant-formateur en journalisme, enseignant de communication à l’Université de Dschang), Serge Armel Njidjou (Directeur de publication des Cahiers de Racines, manager de l’Agence Universitaire pour l’Innovation, chef service de la coopération à l’Université de Dschang) ont croisé les méninges, sous le contrôle de Hindrich Assongo, journaliste, et président de Dschang Press Club).

De l’avis des panélistes, pour que le journaliste grade son indépendance et sa neutralité nécessaire au traitement des faits, il doit être à l’abri des besoins. Pour qu’il soit à l’abri du besoin, son organe de presse doit avoir une santé économique viable. Pour qu’un organe de presse soit économiquement viable, il doit pouvoir générer des rentrées financières. Les rentrées financières dépendent de la qualité des contenus et de l’organisation de l’équipe du journal. Il s’agit de « s’atteler a des articles entreprenantes qui iraient au-delà des sources faciles et évidentes de collecte d’informations critiques », pour emprunter une expression chère à la Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA).

Dans les prochaines semaines, Dschang Press Club bénéficiera d’un Start Up Week. Il s’agira de se pencher sérieusement sur les offres de contenus d'une presse locale, d’en définir un modèle économique viable et durable, de les aider à se restructurer.

S’agissant des contenus, vu sous le prisme de la globalisation le local peut être étouffé par le global dont la puissance est avérée. C’est le cas pour les médias en ligne. Par conséquent, il faut faire en sorte que les deux se rencontrent.

Une fois cela fait, interviendra un atelier de renforcement des capacités en rédaction journaliste.

Augustin Roger MOMOKANA