Comment décrire ces magnifiques prestations culturelles servies par les différents fans clubs ou clubs des supporters des universités et institutions d’enseignement supérieur en compétition ?

Entre ceux qui viennent faire de la figuration et ceux qui viennent en véritables conquérants, c’est comme entre la tête et la lune. Tellement le fossé est grand. Mais les deux ont en commun l’entrain, le courage, et surtout la joie de participer. Le fair play propre au sport a contaminé la culture.

Le dosage est tellement fort et riche que les mots ne suffiraient pas pour en faire prendre la mesure aux lecteurs. On n’a le sentiment d’être aux Jeux Universitaires qu’à du déploiement fait dans une sorte de magie carnavalesque, où sons de tambours, clochettes, et autres rendent les enfants presque hystériques.

Et on est là dans une compétition. C’est dire combien le jury a du pain sur la planche, lui qui doit séparer le bon grain de l’ivraie. Il dispose d’arguments nécessaires pour se prononcer. Et il le fera en âme et conscience. D’autant que la médaille d’or des Fans Clubs passe comme étant la plus prisée de toutes.

Mais que fait-on de ces spectacles après les jeux universitaires ? Seuls les photographes et les vidéastes pourront continuer à s’en délecter. Les autres n’en auront plus que de pâles souvenirs. Sans doute des séquences à jamais enterrées dans leur moi profond.

A l’ouverture, on a eu droit à une somptueuse chorégraphie offerte par l’Institut des Beaux-arts de Foumban. Une sorte de happening qui redessine la Cameroun de l’heure, ses crises, ses lauriers, ses peurs et ses espoirs. Tout cela par de jeunes gens qui bientôt oublieront ce travail, pour se jeter dans les rues, à la recherche d’un boulot.
On a vu des performances à l’instar de celles que nous présentes de nombreux candidats. Personne n’est venu à Dschang pour s’amuser.

S’amuser au sens de faire de la simplement figuration. Chacun est venu présenter au monde ce qui, à son sens, doit être reconnu comme le must des spectacles de cette édition des jeux universitaires.

Au soir du 11 mai, lorsque la flamme olympique s’éteindra et que chacun appréciera sa récolte, le Cameroun sera entrain de se frotter les mains pour les exploits de sa jeunesse. Une jeunesse à suivre et à mieux encadrer, à motiver et à envoyer conquérir des lauriers sportifs et artistiques à l’international. Nous en avons besoin.

Augustin Roger MOMOKANA