« Pour le CPP le régime Biya doit partir. C’est trop tard aujourd’hui pour qu’on commence à se dire qu’on va construire un avenir avec ce régime. »

Edith Kah Walla, la présidente du CPP était l’invité d’Equinoxe Télévision dimanche soir. Celle que les camerounais reconnaissant pour son franc-parler et son intransigeance a été interrogée sur ses proposition pour ramener la paix au Cameroun.

La présidente de Cameroon People’s Party, Edith Kah Walla ne tourne pas en rond lorsqu’il faut faire des propositions pour sortir le Cameroun de la crise dans laquelle il est plongé depuis des années.
D’abord celle qui a initié et observe le « vendredi en noir » soutient qu’en soignant la crise anglophone uniquement, on aura un pays malade. Pour elle la situation d’aujourd’hui est la conséquence de la conférence de Foumban.

En suite, Edith Kah Walla soutien que les Camerounais doivent s’asseoir autour d’une même table pour revisiter leur histoire afin de jeter les nouvelles bases pour un nouveau départ. Elle dénonce au passage les manipulations dont l’opposition et été l’objet lors de la tripartie de 1991.

Son plan de sortir de crise se décline en cinq points :
• Mise à l’écart du régime (le peuple doit se lever pour renverser pacifiquement Paul Biya son régime) ;
• Libération de tous les détenus politiques (Boko Haram, Crise Anglophone, Élection présidentielle 2018) ;
• Dialogue nationale inclusif (il doit évaluer l’histoire du Cameroun depuis l’indépendance et fixer un nouveau cap) ;
• Refonte des institutions de l’Etat (il s’agit de la constitution, de la loi électorale, etc.)
• Organisation des élections.

Après la chute du régime, un gouvernement de transition avec un mandat de deux ans doit être mis en place.

Même si ses interviewers ont qualifié son point de vue d’irréaliste, Edith Kah Walla soutien que Paul Biya et son régime ne peuvent pas trouver une solution définitive à la crise que traverse la Cameroun. Ils aiment panser la plaie avec le pu dedans, comme ils savent le faire.

Augustin Roger MOMOKANA