Une mission de Compostri à Dschang conduite par sa directrice, Béatrice Pauthier, a repris la route mardi, en direction de Nantes.

Béatrice Pauthier et Samir Demortier ont quitté Dschang après une semaine intense de travail tant sur le terrain que dans les bureaux dans le cadre de la gestion des déchets biodégradables.

« Ce qu’on vient faire ici c’est tout simplement un partage d’expérience sur la façon dont on fonctionne et découvrir comment ça fonctionne sur Dschang, puis qu’il y a 09 compostières communautaires qui ont été installées ; et il y a un travail qui commence avec les scolaires », dixit Béatrice Pauthier, directrice de Compostri.

Pendant toute une semaine, Béatrice Pauthier, Samir Demortier et l’AMGED (Agence municipale de gestion des déchets de Dschang) a évalué l’impact des compostières communautaires, l’activité des partenaires de la municipalité dans l’activité de pré-collecte participative, et rencontré quelques chefs d’établissements scolaires en prélude à l’ouverture du compostage communautaire au milieu scolaire.

Le compostage groupé est, à long terme, la solution idoine pour avoir une ville propre. Il s’agit de disséminer aussi bien la pratique du tri à la source que celle du compostage auprès des ménages, des communautés éducatives et dans des espaces communs à l’instar des marché, des hôpitaux, etc.

L’engagement de Dschang est unique en Afrique, pense Béatrice Pauthier qui justifie son affirmation par la vision et le politique de gestion des déchets ici où, contrairement aux autres villes qui se limitent à ramasser à déverser à la décharge, Dschang implique des acteurs sociaux dans le processus dont la finalité est la promotion d’une agriculture biologique et la préservation du bien-être de ses populations.

Associer les écoles de la ville à gestion des déchets sera un saut pour amorcer la lutte contre l’insalubrité urbaine. D’ailleurs, les établissements scolaires de Dschang, tout comme les 9 composteries groupées, seront bientôt mises en relation avec des acteurs de même qualité en activité à Nantes.

« On a été agréablement surpris par la dynamique qu’il y a autour [des 9 compostières groupées, ndlr], l’engouement pour d’équipement et surtout la prise de conscience tout suite de la réutilisation du compost directement dans les champs » : Béatrice Pauthier.

Augustin Roger MOMOKANA