Difficile de parler avec sérénité du secteur du transport routier au Cameroun. Tellement les accidents s’intensifient. Et l’on a l’impression que chaque fois le gouvernement prescrit les mêmes mesures jamais mis à exécution.

Le Ministre des transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a réuni les promoteurs des agences de voyages interurbaines le 9 juillet dans le cadre de la stratégie gouvernementale de lutte contre les accidents de la circulation.

Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a sommé les Transporteurs interurbains à observer un certains nombres dont la mise en place d’un planning de rotation des chauffeurs pour permettre leur repos systématique après une conduite raisonnable, l’aménagement des espaces salubres et paisibles des chauffeurs, l’affiliation de ces derniers à la CNPS, le recyclage de tous les chauffeurs, le passage systématique des véhicules au contrôle technique périodique, le suivi sanitaire des chauffeurs à travers les tests médicaux d’acuité visuelle, auditive et des réflexes.

A ces recommandations il convient d’ajouter le respect par les chauffeurs des règles de circulation routière. L’efficacité de déploiement des radars sur les nationales restent à prouver.

Si l’initiative du Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe est unanimement saluée, il va sans dire que la responsabilité du gouvernement, en ce qui concerne la qualité de l’infrastructure routière nationale, demeure une préoccupation. Le trafic accroit sans cesse sur nos routes dont l’état ne cesse de se détériorer.

Finexs (178 cas), BUCA Voyages (82 cas), et Transcam (70 cas) sont identifiés comme les agences de transport interurbaines qui pratiquent l’excès de vitesse sur l’axe Douala-Yaoundé.

Augustin Roger MOMOKANA