Le maire de Dschang de tenir son pari imposé par la conjoncture financière. Deux sessions du conseil municipal en 48 heures, notamment le 11 et le 12 juillet. Elles ont donné aux participants de découvrir pour l’apprécier le charme de l’hôtel de ville de Dschang rénové.
Notre reporter s’est entretenu avec le maire de Dschang, en ce qui concerne l’examen et approbation des comptes administratifs du Maire et de Gestion du Receveur municipal pour l’exercice 2018.

Vos comptes administratifs pour l’exercice 2018 sont désormais adoptés. On va dire qu’ils sont bons, Monsieur le Maire !
Je vous remercie de me donner l’opportunité de revisiter 2018 qui a été une année charnière en actions en faveur des populations de la commune de Dschang.
Nous venons au cours de cette session municipale consacrée à l’examen et adoption des comptes pour une recette d’1 milliard 326 millions. Nous avons pu entretenir nos routes, ouvrir des routes qui n’existaient pas, assurer la desserte en eau potable aux populations. Nous avons posé et entretenir des lampadaires, accompagner les jeunes camerounais de l’éducation de base à fréquenter dans des conditions idoines en construisant des salles de classe, en fournissant des tables bancs, et des tôles pour refaire des toitures décapitées par les tornades. Nous avons, au niveau de l’électricité, amélioré le sort des populations qui étaient encore dans le noir. Nous avons pu accompagner des Camerounais vivant dans des conditions sociales défavorables par l’assistance sociale, nous avons soutenu les sportifs au sein de notre commune, nous avons donné un tonus aux associations dans la mise en œuvre de leurs projets. Donc, ce budget nous a permis d’être présents.

Qu’en est-il pour 2019 ?
Des projets structurants sont entrain de démarrer dans notre ville.

Monsieur le Maire, vous avez été félicité et encouragé pour l’hôtel de ville rénové et l’éclairage public.
Pour moi ce sont des actions inscrites pour l’exercice 2018 mais qui se sont réalisées en 2019. Nous aurons à capitaliser cela dans le compte de 2019. Pour dire vrai, nous pensons que 2019 sera meilleur. Vous le savez, il s’agissait d’un budget réalisé dans des contraintes assez visibles compte tenu de la conjoncture économique assez rude frappant l’Etat et ses démembrements y compris les Communes. Donc nous avons connu une baisse drastique de l’ordre de 73 millions par rapport à l’exercice 2019. Vous comprenez que nous avons fait des efforts exceptionnels pour pouvoir réaliser ce que nous avons pu.

S’agissant de l’état de dégradation dans la gare routière, vous avez laissé entendre que ce n’est pas la volonté qui vous manque, mais un conflit de gestion…

Le problème de la gare routière doit être su. Nous disposons depuis trois ans d’un plan d’aménagement de la gare routière, surtout son assainissement. Parce que, vous le savez, en temps de crues nous avons la boue, et temps d’étiage nous avons la poussière. Ce plan ne peut pas être exécuté compte tenu du contexte juridique qui entoure cette gare routière qui est discutée par les membres d’une famille dont l’un nous a loués cet espace. L’affaire est pendante devant les tribunaux. Nous attendons qu’il y ait des clarifications.

Que fait-on en attendant ?
Des actions de résiliences. Nous entrevoyons prendre la latérite pour atténuer les effets de la boue. Je viens de recevoir quelqu’un qui va trouver la latérite pour cela.

Vous avez annoncé au conseil que des routes dans la ville seront bientôt bitumées. Quelles sont-elles ?
Il s’agit de l’axe qui va du rond point de la Gendarmerie à l’entrée du Centre climatique, de la montée du rectorat pour revenir aux laverie en passant par la résidence du ministre Mbafou, de l’axe qui part de l’entrée de la commune de Dschang jusqu’à l’Entrée du Marché A en passant par la pharmacie panka, des toits coniques au rond point Djoumessi Mathias, puis la remontée vers la permanence RDPC en passant par la Boulangerie Emac. La traverse qui part de la descente Pharmacie Panka pour retrouver la Régionale N°17. J’ajoute que notre ville va bénéficier, d’ici à trois ans, de la pose de 30km d’enrobée.

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA