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COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE : L’AMGED A L’ÉCOLE DE LA STRATÉGIE DE GESTION DES BOUES DE VIDANGE.

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« Cet atelier prépare à une enquête qu’on va lancer à partir du mois d’août. On est entrain de former les superviseurs. Ceux-là qui vont nous aider dans la supervision de cette enquête » : Emmanuel Ngnikam agit pour le compte d’Era-Cameroun, le consultant retenu pour conduire l’étude devant aider à l’élaboration de la stratégie de gestion des boues de vidange dans l’intercommunalité de la Menoua.

Un atelier de deux jours, sur le suivi des enquêtes dans la cadre de l’élaboration de la stratégie de gestion des boues de vidanges, vient de réunir le personnel de l’AMGED (agence municipale de la gestion des déchets de la ville de Dschang), les points focaux des municipalités de Nkong-Zem et Penka-Michel, et deux stagiaires français.

Animé les 22 et 23 juillet 2019, par Era Cameroun, cet atelier vise à outiller les participants en ressources en vue d’un meilleur suivi du processus de collecte et du traitement de l’enquête qui sera opérée sur le terrain par un groupe d’étudiants de l’université de Dschang.

Selon Joël Sagne, l’approche participative était au cœur de cet atelier. Il s’est agi d’impliquer les participants à l’élaboration du questionnaire dont la finalité est de recueillir des informations qui vont au-delà de l’assainissement, pour embrasser des sujets corrélationnels.

Emmanuel Ngnikam soutient que l’assainissement « c’est avec les questions connexes. On ne peut pas venir chez toi demander tes toilettes sans chercher à savoir dans quelle maison tu habites et comment tu l’entretiens, comment tu fais pour avoir l’eau, etc. Vu l’objectif que le département de la Menoua se donne pour une telle étude nous pensons que la collecte des données doit être assez large».

D’où le sentiment de déception manifesté par les deux élèves ingénieurs de l’ENSGTI de l’université de PAU (Louis SOUBIGOU et Quentin NAVEILHAN) en stage à l’AMGED. Ils s’insurgent contre une méthode qui s’écarte du cahier des charges, en référence à la longueur du questionnaire. Il a préféré la démarche participative à la méthode des cabinets conseils. Il est question que les superviseurs s’approprient le questionnaire, sans quoi le rendement attendu peut s’avérer problématique.

En tout cas, « ce n’est pas tous les jours, au niveau du département, que les mairies disposeront des moyens pour collecter les données à l’échelle départementale. On a des données à collecter. On les collecte de manière assez large, de manière à ce que les autres secteurs puissent en tirer profit pour pouvoir également mettre en place leurs activités», soutient le consultant.

Augustin Roger MOMOKANA