Ce n’est plus un secret pour personne. La situation du plateau technique médical national n’est pas très reluisante.
Pendant ce temps, on dénombre près de 5 000 médecins hyper spécialisés en Europe, et aux USA et dans de grandes institutions internationales.

L’histoire du MAGRABI ICO CAMEROON EYE INSTITUTE a pu révéler que ce paradoxe peut être résolu. C’est le 2ème exemple de ce genre après l’hôpital de Shishong dans le Nord-ouest qui était hyper specialisé dans la chirurgie cardiaque. Ses activités sont malheureusement entravées par le conflit qui se déroule dans cette partie du Pays.

Et pourtant d’autres pôles
d’excellence sont nécessaires : Transplantation d’organes, Cancérologie, Chirurgie plastique et réparatrice, Urgences cardio-vasculaires, etc…

La configuration des grands hôpitaux publics et les moyens qui leurs sont octroyés ne leur permet pas d’être véritablement ces pôles d’excellence. L’hôpital de référence de Sangmelima en est une illustration… D’ailleurs avec les moyens en deçà des attentes, le ministère de la santé devrait plus s’atteler à promouvoir les soins de santé primaires et a renforcer les districts de santé, priorité ultime d’un pays comme le nôtre.

C’est donc une opportunité pour le secteur privé et pour l’État de se mettre ensemble pour résoudre ce problème.

Dans le cas du MAGRABI ICO CAMEROON EYE INSTITUTE d’Obak, un partenariat public-privé a été mis en place. Le Pr Etya’ale, porteur du projet est venu avec l’expertise technique et les partenariats financiers depuis l’étranger. En retour l’état lui a octroyé gracieusement 17 hectares de terrain aux environs de Yaoundé et des facilités administratives pour s’installer. Le résultat est tout simplement fantastique et bénéfique pour tous.

Le Cameroun de par sa position peut devenir un hub médical en Afrique centrale si de nombreux pôles d’excellence médicaux sont fonctionnels. Des patients camerounais et étrangers affluant vers ces formations sanitaires d’excellence vont créer d’autres chaînes de valeur médicales et surtout économiques. Ainsi des sociétés de tourisme médical pourraient naître comme dans le Maghreb, Inde et en France et engendrer d’autres bénéfices en termes de recettes fiscales et de création d’emplois.

Chaque fois que je rencontre des camerounais et surtout des confrères à l’étranger, c’est le message que je leur passe. Il ne faut pas attendre le moment idéal pour investir sur le plan médical au Cameroun. En ce moment les opportunités sont infinies!

A entendeur…

Roger Etoa