Le directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom) entend soutenir le projet de construction de l’hôtel des communes de l‘Ouest et celui développement du tourisme. L’assurance a été donnée au cours d’une séance de travail qui a réuni les magistrats municipaux membres de l’association dénommée, les Communes et villes unies du Cameroun, antenne de l’Ouest (Cvuc-Ouest) autour de Phillips Camille Akoa.

« La région de l’Ouest, (…), ne dispose pas de minerais dont l’exploitation peut créer d’importantes industries et procurer des emplois, notamment, aux jeunes. Son développement se fera par la valorisation de l’agriculture, du tourisme et de la culture à travers le projet de la Route des chefferies. » Le propos empreint d’optimisme par rapport à la consolidation des bases du développement intrinsèque de la région de l’Ouest est du secrétaire général de l’association dénommée, Communes et villes unies du Cameroun antenne de l’Ouest (Cvuc-Ouest), Charles Djadjo Tchomtchoua, maire de la commune de Bawa dans le département du Haut Nkam. C’était le 9 août 2019 à Bandjoun dans le département du Nkoun-Khi, à l’occasion des travaux de l’assemblée générale des maires de la dite association qui s’est tenue dans la salle des banquets de la résidence de son président, Victor Fosto, maire de la commune Pete de Bandjoun.

L’événement du jour dont l’objet portait sur « l’examen de la situation des projets inscrits dans le cadre de la coopération avec le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), » a connu la présence de son directeur général, Phillips Camille Akoa et des magistrats municipaux membres de l’association.
Plusieurs interventions ont ponctué la rencontre. Selon les dires de Charles Djadjo Tchomtchoua, aux rangs des projets majeurs devant raffermir le socle du développement de la région et initiés par le président Victor Fotso dans le cadre de l’intercommunalité qui nécessitent des financements de la part du Feicom, figurent, entre autres, celui de la construction de l’hôtel des communes de l’Ouest, hôtel trois étoiles, comprenant le siège de l’association.

« Le gouvernement qui soutient ce projet a mis à notre disposition, en pleine ville de Bafoussam, un terrain d’une superficie de 5 milles m². C’est un projet générateur de revenus pour les communes de l’ouest dont le plan d’affaires vient d’être bouclé. Le coût de l’investissement se chiffre à 6 milliard de Fcfa, » dit-il. A ce projet, le maire de Bawa ajoute celui du tourisme : les Cvuc-Ouest en accord avec les professionnels du tourisme de la région et les chefs traditionnels bénéficiant de l’appui du Programme de la Route des chefferies ont crée l’Office régional du tourisme de l’Ouest Cameroun (Ortoc). En quelques années, dit-il, la structure a réalisé un travail exceptionnel dont le schéma directeur du tourisme de la région qui a été validé par le gouvernement. Malheureusement, cet office connait des difficultés réelles de trésorerie en raison des problèmes conjoncturels. « Nous sommes heureux de porter à votre attention que l’Agence française de développement (Afd) a commandé une étude de faisabilité pour un projet qui vise à développer l’économie du tourisme culturel dans la région de l’ouest et dont l’Ortoc sera maitre d’œuvre. Nous comptons sur votre soutien pour appuyer cet organisme unique en son genre au Cameroun, » déclare-t-il, à l’intention de Phillips Camille Akoa. Le secrétaire général de Cvuc-Ouest souhaite, par ailleurs, que le Feicom puisse financer l’aménagement des sites touristiques dont l’exploitation pourra compléter celle des infrastructures hôtelières, généralement, réalisées par les opérateurs économiques dont la vocation n’est pas d’investir sur ces sites.

Problème du compte unique du trésor des finances

Enfin, l’édile de Bawa dénonce que de nombreux projets financés par le Feicom dans la région connaissent des difficultés de divers ordres. « A cet effet, il convient de signaler que l’unicité de caisse fragilise beaucoup les petites et moyennes entreprises en raison de longs délais de paiements des prestations. Cette situation a pour conséquence la réticence des entreprises qui exécutent la commande publique à soumissionner même pour les marchés financés le Feicom. Ses fonds destinés aux opérations financières sont logés au trésor des finances, donc, c’est à ce niveau que l’on discrimine ce qui va être payé. Alors qu’à l’époque, le directeur général du Feicom signait les chèques en vue des décaissements, » déplore-t-il, nostalgique.

Prenant la parole, Phillips Camille Akoa, à ce sujet, déclare que par rapport au problème du compte unique du trésor, « je dois dire » que pour un certains nombre de projets, « nous souhaitons » avancer dans la réalisation ; de temps à autre, « nous sommes » à mesure de demander au directeur du trésor, le passage, un peu, en priorité d’un certain nombre de décomptes. Le directeur général du Feicom se veut plus explicite : « Je voudrai dire que pour ces projets-là, surtout ceux qui sont en phase d’aboutissement ou qui sont entrain de commencer, nous allons nous battre. Pour donner soit des avances de démarrages, soit faire en sorte que nous ayons la finalisation de ces importants projets. » Le directeur général du Feicom achève que s’agissant des projets majeurs en instance dont la construction de l’hôtel des communes de l’Ouest et le développement du tourisme qui sont présentés en termes de demande de financement, la direction générale du Feicom apportera son soutien. « Compte tenu de notre engagement auprès du ministère du tourisme avec qui nous avons une convention, nous pensons qu’avec toutes les richesses culturelles de la région, il est question de les faire connaitre et les valoriser, » précise-t-il

Filbert AZAP NDONGO