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COMMUNAUTÉS: LE PROBLÈME A TCHUEZA C’EST LE BANDITISME QUI REFAIT SURFACE.

Le banditisme figure en bonne place parmi les 10 fléaux qui minent nos communautés. A Tchuéza, quartier du groupement Baleveng, dans l’arrondissement de Nkong- Ni, le banditisme occupe la deuxième place derrière l’illettrisme. La précarité, l’oisiveté, l’insalubrité et le mensonge complètent le tableau.

Le comité de développement et le conseil du quartier ont ouvert la bataille contre ces maux, avec une rigueur impériale pour le banditisme.

Vol de poules, de régimes de plantain dans les plantations, vol de repas et d’ustensiles de cuisine, des fruits dans les arbres, la situation est si préoccupante qu’un rituel, dit de plantage de la lance sacrée, a été organisé samedi matin sur la route communale, entre la route vers le foyer culturel et la chefferie du quartier.

La cérémonie de plantage de la lance sacrée est une pratique séculaire. Non seulement elle permet d’éloigner les bandits du quartier mais elle permet, au cas où un téméraire s’aventurait ici, de le livrer à la population.


En outre, le quartier Tchuéza Moka a adopté sa charte. Il s’agit d’un document qui fixe le fonctionnement du quartier en matière de développement durable, notamment en ce qui concerne la bonne conduite des personnes et la gestion des projets communautaires.


La qualité de l’éducation des enfants demeure une préoccupation pour le CODET. Le bureau conduit par Namekong Kana Constant Aimé a saisi l’autorité compétente pour le besoin en enseignants de l’École publique de Tchuéza qui compte 220 élèves. Malgré leur volonté, les parents ne parviennent pas à assurer la totalité des salaires sur 9 mois aux cinq bénévoles qui appuient le directeur de l’école. Chaque parent doit débourser 8000 FCFA pour un enfant.


Parmi les projets à réaliser au cours de l’année 2020 l’achèvement des travaux de construction du château d’eau, l’extension du foyer culturel, et la dotation dudit foyer en blog de latrines écologiques.

Augustin Roger MOMOKANA