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OBSÈQUES : LES ADIEUX DE LA MENOUA A MAITRE NDJILA FOALEM-FOTSO BRIGITTE.

Sous une fine pluie le corps notarial et judiciaire, les autorités administratives et politique de la Menoua conduite par madame le Premier Adjoint préfectoral, les clients, les amis et les curieux ont pris part vendredi aux hommages de la Menoua à Maître Ndjila Foalem Fotso Brigitte.

La circulation a été interdite sur la route du carrefour Emac à la Place Paul Biya, avec un dispositif de sécurité commis pour assurer le trafic dans les deux bouts.

Lorsqu’il est 16h, le public installé dans deux grandes tentes donnant sur l’officine portant l’estampille : Étude Maître Ndjila Foalem Fotso Brigitte, Notaire 1ère Charge, exulte en entendant surgir au loin l’écho d’une ambulance qu’emballe la sirène de la police.

La police déployée s’agite, les motards qui descendaient encore du Carrefour vers l’Office de Tourisme vers la station service OilLybia, et vice-versa, sont rabroués tels des parias.


Au loin on aperçoit la voiture de la police à la tête d’un convoi. Plus proche de la place, à 200 mètres, la fanfare est en ordre de prestation. Les derniers commerçants qui s’affairaient encore derrière leurs étales se précipitent pour former de grands bouchons autour du carrefour EMAC.


A 400m, au carrefour Nomeny le cortège s’immobilise. Quelques voitures de tête dont celle de la police, le corbillard, la voiture transportant les membres de l’ordre et la famille de la défunte font quelques dizaines de mètres supplémentaires jusqu’au carrefour EMAC. Les autres prennent la bretelle vers Mbouoh Star, pour rallier la route Régionale n°17.


Progressivement un boulevard se crée du carrefour Emac vers l’étude Maître Ndjila. Il est ceinturé de chaque côté par des huissiers et des notaires de Dschang et d’ailleurs. Puis tout à coup, un petit carré de notaires portant un portrait géant de la défunte fait son entrée sur la scène, sous une paisible aire de fanfare qu’arrose la complainte du corbillard qui le suit.

Le corbillard vient s’immobiliser devant l’officine du notaire décédé. Les notaires se mettent en ceinture autour. L’un d’eux fixe le grand portrait à l’arrière et le tient. Au cours de la cérémonie, les robes noires vont se relayer à plusieurs reprises autour de cette grosse caisse noire transportant la dépouille de l’une des femmes les plus philanthropes du département. La Première ambassadrice des causes nobles de Sinotables.com.

Le maitre de cérémonie déroule le programme en trois points :
- Prière par le pasteur…
- Témoignage par les enfants de l’orphelinat Miamo
- Inclinaison devant le corps dans le corbillard.

Qui est Me Ndjila Foalem Fotso Brigitte ?


Ndjila Foalem Fotso Brigitte était née le 13 février 1963 à Yaoundé, de feu Foalem Fotso Joseph et de feue Ngassam Christine. Elle accomplit son parcours scolaire tour à tour au Collège de la Retraite à Yaoundé, puis au Collège Jeanne D’Arc à Nkongsamba, puis à l’université de Yaoundé. Lequel est sanctionné respectivement par le Baccalauréat A4 Espagnol (1984) et une Licence en Droit Privé (1988).
Elle intègre l’étude Me Koffi Tchankou Sabou Madeleine et Me Yanze Nono Tchangoum Geneviève à Douala comme clerc. En juin 1990 Ndjila Foalem Fotso Brigitte est admise à l’examen d’aptitude à la profession notariale. Elle prête serment à Douala le 23 juin 1991 en qualité de Clerc de Notaire. Puis le 05 octobre 1993, par Décret présidentiel n°93/277 du 05 Octobre 1993, elle est nommée Notaire à la 1ère Charge du Tribunal de 1ère Instance de Dschang. Cumulativement elle sera nommée par arrêté n°194 du 16 mai 2017 liquidateur de l’étude Me Enpe Pascal à Douala.
Ndjila Foalem Fotso Brigitte est mariée depuis le 08 novembre 1986. Elle laisse 5 enfants.
Au plan social, elle était ambassadrice des causes nobles pour le compte de Sinotables.com et marraine de l’Orphelinat Miamo.

Extrait des témoignages

Le pasteur Longo Samuel : « Maitre est face à son Maître ».


« Je connais cette dame depuis 1991 à Dschang. Si c’est la beauté, elle l’a. Si c’est le français, elle en avait la maitrise. Si c’est la force et l’énergie, elle en avait aussi. Si c’est l’amour et la charité, elle en avait. Et ce qui m’a plu en elle, c’est qu’elle a accepté Jésus Christ.
En juin, lorsque je me suis retrouvé du côté de Douala, pendant que je prie elle me dit : ‘’Frère je sais une chose : dans Jean 11, les Versets 24-25-que je vais lire tout à l’heure-Jésus Christ dit ceux qui croient en moi, même s’ils meurent ils vivent, et si quelqu’un croie en moi il ne mourra’’.
Il faudrait que les uns et les autres comprennent ce soir que Maître est partie auprès de son père. Nous tous qui sommes ici…certains sont là parce qu’ils sont des spectateurs. D’autres sont des curieux qui se demandent si c’est vrai qu’elle est partie. D’autres sont des amis. Ce soir, que chacun qui est ici sache une chose : Maitre est face à son Maître. Face à Jésus Christ. Parce que Jésus Christ me l’a montrée, maitre est là bien. Elle est contente.

Goufak Bernard : « On était tous des ambassadeurs des causes nobles »


L’ambassadeur Goufak Bernard : « c’est triste ! Je suis très embêté. Maître Ndjila… pour moi il s’agit d’un départ brusque et brutal. Déjà je n’étais même pas au courant de la maladie. Elle a marqué la ville. On était tous des ambassadeurs des causes nobles. Mais au-delà, nous avons eu à mener d’autres activités ensemble. Des activités qui m’ont permis d’apprécier son honnêteté. Et ça, dans leur profession, n’est pas courant. Pour moi le départ de Me Ndjila est une grande perte. »

Orphelinat Miamo : « Que dirai-je aux enfants chaque fois qu’ils te demanderont ? »


«C’est vraiment une perte énorme. Malgré ses multiples occupations et son état de santé, elle ne se lassait de venir personnellement avec ses enfants, en particulier tonton Chris Ndjila, pour voir les enfants et toucher du bout des doigts leurs difficultés.
Que dirai-je aux enfants chaque fois qu’ils te demanderont ? A la rentrée scolaire ? Pour l’arbre de Noëlle ? La journée de l’enfant africain ? Où as-tu laissé les projets que tu avais pour notre structure d’encadrement ? Ton amour et ton engagement pour nous n’ont jamais failli. Plus qu’une maman tu nous prodiguais aussi beaucoup de conseils.
Maman, ton départ nous laisse en larmes. Tu nous as brisés le cœur. Tu laisses un vide énorme dans nos vies. Tu étais un ange que Dieu a envoyé auprès de l’orphelinat Miamo. Maintenant qu’il a décidé de te reprendre auprès de lui, qu’il nous vienne en aide et te prend soin de ton âme, maman. »


Augustin Roger MOMOKANA

OBSÈQUES : LES ADIEUX DE LA MENOUA A MAITRE NDJILA FOALEM-FOTSO BRIGITTE. – Sinotables