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COMMUNE DE DSCHANG : FIN DE STAGE A L’AMGED POUR LOUIS SOUBIGOU ET QUENTIN NAVEILHAN.

Louis Soubigou et Quentin Naveilhan, deux étudiants de l’École nationale supérieure en génie des technologies industrielles (ENSGTI) de l’Université de Paul, en France, ont achevé leur stage de cinq mois à l’Agence municipale de gestion des déchets de la ville de Dschang(AMGED).

« L’objet de mon stage à Dschang était de suivre le développement de la stratégie de gestion des boues de vidange pour l’intercommunalité de la Menoua », dixit Louis Soubigou.

Pendant cinq mois, les deux élèves-ingénieurs ont assisté l’AMGED à la maitrise d’ouvrage dans le cadre des études en vue de l’élaboration de la stratégie de la gestion des boues de vidange dans l’intercommunalité de la Menoua.

Cette étude qui, à terme, « va permettre de mettre en place des moyens de collecte et de traitement qui soient adaptés aux problématiques de la Menoua d’ici l’horizon 2021 », explique Louis Soubigou.

Jeudi 29 août 2019, les jeunes chercheurs ont présenté, à un public sélectif représentant les municipalités membres du Syndicat des communes de la Menoua (SYCOME), le fruit de leur stage.

Il va sans dire qu’en cinq mois, Louis Soubigou et Quentin Naveilhan ont participé à plusieurs tâches dont le recrutement des quatre consultants (Era-Cameroun pour le Diagnostic socioéconomique, WWRU pour la Caractérisation des boues de vidanges, M. Gras Xavier pour la Caractérisation du marché de la vidange, et Mme Pare Marie-Madeleine pour le Développement de la stratégie d’assainissement ), la critique des offres des consultants, la formation des enquêteurs, le suivi qualité des enquêtes, le recensement des ménages et mini-cités intéressés par une vidange.


Par ailleurs, Ils ont bénéficié d’un atelier de formation au suivi des opérations d’enquêtes. Cet atelier consacré à l’équipe d’AMGED était animé par Emmanuel Ngnikam, coordonnateur d’Era-Cameroun, le consultant chargé des études socioéconomiques. Ses résultats sont attendus en fin septembre.

Au terme du stage la satisfaction est totale tant du côté des stagiaires que de celui de l’AMGED et du SYCOME.

« Les résultats de vos recherches sont très attendues et nous sommes très heureux de vous accueillir », Assonken Benoît, président de la commission des Finances au Conseil municipal de Dschang.

Le projet de stratégie de la gestion des boues de vidange dans l’intercommunalité de la Menoua est le fruit d’un accord signé au printemps 2018 entre l’AIMF et Nantes Métropoles dans le but de la gestion des boues de vidange qui sont les déchets liquides stockés dans les latrines traditionnelles et les fosses sceptiques.

Les études déjà menées et celles à venir devront aboutir à un plan d’action zoné et chiffré et qui devrait être réalisé en mars 2020. Lequel plan d’action, élaboré par l’équipe d’experts internationaux, va permettre à la Menoua de se doter d’une infrastructure de collecte et de traitement des boues de vidange.

Mouafo Takam Yves est le point focal de la gestion des boues de vidange dans la commune de Penka-Michel. Il se félicite de ce que l’étude socioéconomique qui vient d’être faite « nous a permis de voir les difficultés des ménages avaient pour la gestion de leurs boues de vidange. Nous avons au cours de cette enquête expliqué aux ménages quelle était l’importance de la meilleure gestion des boues de vidange. La plus part de gens se retrouvent encore à aller aux selles dans les porcheries. Je rentre de Dschang avec la décision de sensibiliser les populations à se doter des latrines. Le coût n’est pas les dépenses que l’ont fait, mais celui qu’on va atténuer durant toute sa vie en évitant des maladies dues aux contaminations fécales ».

Rendez-vous en mars 2020, dit Barthélémy Ndongson Lékane. Il s’agit de la date à laquelle le document stratégie sera disponible et qui va permettre d’élaborer un projet bancable à déposer à la Fondation Bill & Melinda Gates le financement prévu au plus tard en 2021.

Un financement pour mettre sur pied un réseau commun de gestion des boues de vidange dans le département de la Menoua. « L’important aujourd’hui c’est d’apporter une solution efficace à une problématique très répandue de fosses saturées qui ne permettent pas de vivre dans de conditions hygiéniques satisfaisantes », Quentin Naveilhan.

Augustin Roger MOMOKANA