Les enseignants en poste à Dschang ont saisi l’opportunité de la commémoration de la 26e Journée Mondiale qui leur est consacrés pour dénoncer le peu de considération dont ils sont l’objet de la part de certaines autorités administratives.

Ça n’a pas été une semble formalité comme on en compte assez souvent lors des journées commémoratives. Le SNAES (Syndicat National Automne des Enseignements secondaires), le SNIEB (Syndicat National Indépendant des Enseignants de Base), le SYNTESPRIC (le Syndicat des Travailleurs des Établissements Scolaires Privés du Cameroun), et le SYNTESPRIC (Syndicat des Travailleurs des Établissements Scolaires Privés du Cameroun) Ont, à travers la voix de Landry Tognia, explosé à la place des fêtes de Dschang, grâce à sa revue générale de la situation des enseignants au Cameroun.

L’occasion était indiquée, puisque cette année la JME s’intéresse au jeune enseignant. « Les jeunes enseignants : l’avenir de la profession » soulève le débat sur l’aptitude et la compétence des jeunes enseignants à répondre aux attentes des pouvoirs publics.
Comment les pouvoirs publics peuvent-ils fonder leur espoir sur des jeunes qu’ils s’attèlent à clochardiser ? Les manquements sur le dos du jeune enseignant justifient le peu de considération et un traitement salarial peu motivant.

Décrochage professionnel, leçons non préparées, correction sans barème, réfractaire à la formation continue, absentéisme, etc. L’enseignant camerounais a mal dans sa peau. Il s’étonne et s’ennuie de constater qu’il lui est accordé très peu de considération eu égard au rôle qu’il joue dans le façonnage du destin du pays.

A cela s’incrustent les violences répétées, les contrats de travail inadéquats, les salaires peu motivants, des exemples et des exemples ont été égrenés pour indiquer la gravité de la situation à même de faire de l’éducation une fabrique de terroristes plutôt que de patriotes.

Le premier Adjoint au maire de Dschang, le professeur Émile Temgoua, a regretté que l’école soit utilisée pour passer des revendications qui pouvait se faire autrement. Soutenant que « la guerre a façonné les ignares et les terroristes », sans doute en allusion aux régions anglophones du pays où des élèves, face à la fermeture de l’école, sont devenus des combattants indépendantistes.

48 enseignants du primaire et du secondaire ont été décorés de palmes académiques. Un nombre beaucoup plus important a reçu le diplôme d’excellence pour en reconnaissance des services rendus au cours de l’année dernière. Comment d’habitude, les enseignants du supérieurs ont brillé par leur absence à ce grand rendez-vous des ingénieurs qui fabriquent les esprits. Le Recteur de l’Université de Dschang y était pourtant représenté par son conseiller technique, le professeur Ngatchou.

Augustin Roger MOMOKANA