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FESTIVAL DES CAUSES NOBLES : LE PROFESSEUR BERNARD MOMO A SOULIGNE NECESSITE POUR LE CAMEROUN DE VOTER UNE LOI SUR LA COMMUNICATION.

La société civile camerounaise a du chemin à parcourir, pour se sentir libre et professionnelle. Cela à cause de multiple pesanteurs. Elles sont politiques, juridique, budgétaire, et administrative.

Sa Majesté Bernard Momo intervenait vendredi 25 octobe 2019 comme grand conférencier, à l’occasion de la 6e édition du Festival des Causes Nobles ouverte le 22 et qui se referme ce samedi à Dschang.

Lors de sa conférence ce vendredi 25 octobre 2019, en la salle de conférences de Téclaire Hôtel Palace, à Dschang, le Coordonnateur du Programme national de gouvernance (PNG), le professeur Momo Bernard a entretenu son auditoire sur « la gouvernance partagée : sortir des clivages société civile collectivités locales ».

L’exploration de cette thématique a permis à l’ancien maire de Dschang de stigmatiser les questions brûlantes de la gouvernance publique, d’évaluer les atouts et les faiblesses de la société civile camerounaise, les raisons pour lesquelles le mur qui sépare la société civile et les collectivités locales tiendra encore debout pendant longtemps.

Pour que la société civile s’émancipe, que pour que les pesanteurs qui entravent une collaboration de fait entre société civile et collectivités décentralisées soient vaincues au Cameroun, une réforme de l’environnement politique, judiciaire, financière et budgétaire s’impose. Il s’agit, par exemple, d’élaborer une loi sur la communication qui prenne en compte tous les acteurs sociaux. Ceci en vu de faciliter l’accès aux données.

« L’ouverture aux données ne peut pas être totale, parce qu’il existe des données qui relèvent du secret défense, etc. mais il et nécessaire de diminuer autant que ce faire l’accès à l’information. Cela faciliterait une planification rationnelle des projets ».

Dans tous les cas, cette collaboration permettrait d’éviter la remise en question des politiques publiques par les citoyens dont les avis n’ont pas été pris en compte, qui sont tenus à l’écart de la gestion du budget public.

A son tour, la société civile camerounaise doit devenir proactive, c’est-à-dire qu’elle a des efforts à faire dans sa gestion, sa structuration, dans son intervention. Faute de quoi la participation citoyenne, dont l’enjeu est capital dans la bonne gouvernance, demeurera un rêve.

Augustin Roger MOMOKANA