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UN GENDARME BRUTALISE DEUX CENSEURS AU LYCÉE BILINGUE DE BONASSAMA.

Il n’y a pas que le personnel de santé qui se sent blessé dans sa dignité par des hommes en tenue. Voici ce qui s’est produit au Lycée Bilingue de Bonassama, à Douala, ce jour. Il s’agit d’un scandale à mettre sur le dos d’un béret rouge.

Le texte qui suit a été publié par le lanceur d’alerte Boris Bertolt.

Il est exactement 8h au Lycée Bilingue de Bonassama, lorsque certains membres du staff administratif en plein dans le filtrage des entrées des élèves au portail de l'établissement depuis 7h, doivent également gérer les cas des élèves retardataires.

Et pour ce qui est des retardataires dans l'établissement, la règle est simple, mais stricte:

(a) l'élève retardataire laisse son sac au Surveillant ou Censeur;

(b) l'élève fait demi-tour jusqu'à près de 50 mètres hors du portail;

(c) l'élève franchit le portail en courant; récupère son sac, et continue sa course jusque dans sa salle de classe.

Cette <> pédagogique est connue au LYBIL de BONASSAMA, et seuls les élèves avec handicap avéré et autres cas de maladie en sont épargnés.

Il était donc 8h, soit 30 minutes après le début des classes au lycée.

Et les retardataires de ce jour, connaissant bien la <>, se sont soumis volontiers à leur <>.

Tout se passait bien jusqu'au moment où débarque une petite voiture de sport noire. Une élève en descend. Le conducteur, aussi. Un Censeur, M. KEMGUE, interpelle l'élève à distance, lui rappelant qu'elle est en retard et qu'elle se conforme à la règle, car le prof n'est pas en train de l'attendre en classe.
L'élève, en classe de Tle A, veut donc se soumettre au <>. Elle donne son sac, et fait demi-tour, pour aller prendre <>.

Sauf que, voilà l'accompagnateur de l'élève qui la stoppe et demande au Censeur de laisser passer sa fille. Le Censeur lui explique que l'élève sait comment ça se passe au lycée quand on est en retard. Tout ce qu'elle a à faire, c'est courir jusque dans sa salle de classe. Cet effort lui rappellera la nécessité de toujours se dépêcher.

<>, rétorque le monsieur, qui flirte visiblement avec la quarantaine. Il se présente comme <>. Gendarme. En civil. Il est venu accompagner sa fille à l'école, et personne ne doit la retenir au portail.

Le ton monte entre le Censeur et <>, qui veut physiquement forcer le passage. Le Censeur lui demande de ne pas franchir le portail dans ces conditions. Le gendarme bouscule violemment le Censeur, qui est entraîné dans une chute. Voilà que les autres Censeurs et SG accourent. Madame Mbock, Censeure, s'en prend verbalement au gendarme, lui rappelant qu'il est dans un établissement scolaire et qu'il n'a pas le droit de porter atteinte à la personne physique de son collègue. Sa gronde de partout. Le gendarme, tel un fauve, sort vraiment de ses derniers gongs cette fois. Il lève la main pour gifler la Censeure. La dame esquive in-extremis. La paume de main du gendarme s'abat sur le bras de la Censeure, lui laissant des traces de rougeurs.

Boom.

Arrêt des cours. Professeurs et autres membres du staff accourent. Le gendarme est encerclé. Les profs se retiennent. La décision est prise de contacter les autorités. Chose faite. Les clés de la voiture du gendarme sont saisies. Un membre de l'administration la stationne dans l'enceinte de l'établissement. D'autres voitures, appartenant aux enseignants, encerclent celle du gendarme.

Les premières autorités sur les lieux sont le Sous-préfet de Douala 4e et le Commissaire spécial. À leur vue, le gendarme panique, et profite de l'inattention des professeurs pour escalader le mur de l'établissement et s'échapper.

L'administration, le staff enseignant, et les autorités sur les lieux convergent vers la salle de classe de la fille du gendarme. Attention! L'élève avait exécuté sa <> pendant que son père faisait son show! L'élève est identifiée. Le numéro se son père est requis. Toute choquée, elle communique le numéro, et est auditionnée par la police et la gendarmerie hors de la classe. Le gendarme est identifié: #MINYONO_NLANG_MATHIEU, en service à la Brigade de Compagnie de BONAMBAPPÈ.

Il faut rappeler que le Sous-préfet, le Commissaire, et le Commandant de brigade ont appelé le gendarme séance tenante, qui n'a pas daigné décrocher son portable, ni répondre sur son talkie-walkie de service.

Bref, toutes ces autorités ont présenté leurs excuses aux enseignants du LYBIL de BONASSAMA.

Quant au gendarme mis en cause, c'est un véritable rouleau compresseur qui s'apprête à le broyer. Le procureur de la république (vidéo à suivre) près le tribunal de Bonaberi est descendu sur les lieux, et a fait appel au Commissaire du Gouvernement (procureur au tribunal militaire). Le chef du village de BONASSAMA est également passé au lycée, afin d'apporter son soutien à l'administration du lycée.
Les médias ont déjà envahi l'établissement.

Jack BESSALA