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EMMANUEL MOUDOTT MBAH A SINOTABLES.COM : « NOUS ALLONS PROPOSER DE NOUVELLES TURBINES ».

La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Dschang va faire l’objet d’une énième étude. Celle-ci semble porteuse, dans la mesure où elle sera effectuée par un cabinet qui promet de mobiliser les financements pour la réalisation.
Emmanuel Moudott Mbah, le directeur général de Bethel Industrie Vertretung (BIIL) présent au conseil d’administration de l’AMEE (agence municipale de l’eau et de l’énergie) s’est confié à Sinotables.com.

Vous êtes présent au conseil d’administration de l’AMEE parce que BIIL propose à la Commune de Dschang de réhabiliter la centrale hydroélectrique abandonné depuis la fin des années 70?

BIIL est entré en partenariat avec la mairie de Dschang. Et la tâche qui lui revient c’est la mobilisation des moyens techniques, financiers et autres dans le but de proposer une offre technique et commerciale pour l’aménagement de la centrale du centre-ville de Dschang. Et monsieur le maire nous a prescrit comme terme de référence l’optimisation du potentiel, c’est-à-dire chercher les moyens techniques appropriés pour accroitre la capacité d’énergie qui pourrait être produite dans cette centrale.

Qu’est-ce que cela voudrait dire accroitre la capacité d’énergie ?

Il s’agit de voir ce qu’on pourrait faire pour maximiser les ressources du bassin du lac municipal. Nous pensons par exemple à la production des poissons, à l’aménagement du bassin pour servir à l’écotourisme.

Quelle est la situation actuelle de l’ouvrage visé ?

L’ouvrage est quasi inexistant. Nous allons proposer de nouvelles turbines. Nous attendons l’accord du Conseil municipal pour engager les études qui vont nous permettre de définir avec précision les différents contours de l’ouvrage. Dans tous les cas, vous verrez l’efficacité de notre ouvrage le moment venu.

L’emprise du barrage est occupée par des maisons d’habitation. On va détruire ces maisons ?

Aux populations qui sont dans l’emprise du barrage, nous allons déployer des techniques extrêmement innovantes pour pouvoir exécuter le projet tout en maintenant la cohésion sociale. Nous allons trouver une solution qui apaise non seulement ceux qui y ont construit des maisons, mais aussi pour que le projet soit réalisé sans affecter quiconque ce soit.

Vous vous exprimez comme si le financement ne constitue aucun problème pour vous. Où le trouverez-vous?

Le financement, nous assumons. C’est BIIL qui va mobiliser les moyens financiers et techniques. Lors de sa session budgétaire 2020 le 15 décembre, la Commune de Dschang va donner à BIIL une occasion pour présenter cette opportunité au conseil municipal. Ce sera alors le point de déclenchement des opérations pour ce projet que la ville de Dschang voudrait futuriste. Bethel Industrie Vertretung (BIIL) est un cabinet spécialisé pour ce type d’investissements.

Lorsqu’on compare la taille de la population de Dschang en 1960 (5000 habitants) à celle de 2019 (près de 200 000 habitants) on s’interroge sur la pertinence de ce projet.

Votre question est extrêmement intéressante. Il va sans dire que la demande d’énergie est sans cesse croissante. Les concepteurs du barrage avaient installé des turbines pour une production d’environ 280 kwatt. Le projet sur lequel nous travaillons vise à produire 500 kwatt. En fait nous sommes limités par le règlement en vigueur en matière de l’utilisation de l’eau.
Si nous augmentons le côté droit du réservoir, au lieu d’avoir 30 cm on monte à un mètre. Mais là il y’aura d’une part des problèmes qui vont évidemment surgir, à l’instar de l’inondation. D’autre part il y aura des questions environnementale et légale à gérer.

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA