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JE PENSE QU’ON N’IRAIT PLUS AUX URNES…

Ma personne,

Il faut faire avancer la démocratie à un moment donné. Je pense qu’on n’ira plus aux urnes comme ça été le cas jusqu'ici. Oui ! Puis qu’il faille faire autrement pour que les uns ne soient plus accusés de tricher, pour que les autres ne soient plus accusés de faire la chasse aux sorcières. Tu conviens avec moi qu’aucun parti de l’opposition au Cameroun n’a la capacité de se faire représenter dans les 26 229 bureaux de vote ouverts à travers le pays. Voilà où commence la victoire du parti au pouvoir.

Tu m’as demandé ce que j’envisagerais pour amener le consensus parmi les acteurs politiques et les électeurs, n’est-ce pas ? Le Cameroun peut révolutionner le système électoral s’il veut. Je ne rêve pas. Henri, voici ce que je propose :

Acte Un : on supprime le code électoral et toutes les dépenses que cela entraine. Je peux citer les bureaux de votes, le scrutateurs et es autres structures budgétivores. Maintenir uniquement un comité électoral composé : de cinq représentants par parti candidat, le conseil constitutionnel, des représentants du Barreau.

Acte 2 : une application a été créée pour permettre aux électeurs de pouvoir se prononcer à partir de leur téléphone, depuis le chez eux. Les candidats sont dont enregistrés dans l’application. Un centre de gestions du vote où le comité électoral siège est ouvert, si possible avec des démembrements au niveau de chaque département. Bien évidemment que seules les personnes remplissant les conditions prévues par la loi et régulièrement enrôlées prennent part à l’élection.

Acte 3 : Comment s’opère le vote ? Les électeurs de chaque département inscrivent le code de leur département, s’affichent les candidats. L’électeur clique tout simplement sur la photo de ou l’identifiant du candidat de son choix. Son vote est directement ajouté aux tendances disponibles. De sorte qu’à la fermeture du bureau de vote, les résultats sont automatiquement disponibles.

Ma personne voilà, à mon avis, comment on peut efficacement lutter contre les soupçons de fraudes et les autres irrégularités qui entachent le bon déroulement d’une élection. Il faut se dire que les technologies actuelles doivent nous faciliter la vie dans tous les sens. Mais ce combat ne peut se concrétiser qu’à trois conditions : que la société civile fasse pression sur le gouvernement et le parlement afin d’obtenir la modification de la loi électorale. Que les spécialistes des nouvelles technologies se mettent à l’œuvre pour construire une application bien sécurisé et facilement accessible aux électeurs quel que soit leur niveau d’instruction et d’éducation. Que l’état à son tour accepte et met en place une campagne d’éducation électorale des populations.

J’avais proposé, dans la cadre de ma contribution pour pacifier le Cameroun, le fédéralisme. Il s’agit d’un fédéralisme dans lequel les élections se déroulent autrement. Une seule élection générale au niveau fédéré, et une seule élection au niveau fédéral. Mon souci est que l’on puisse économiser de l’argent, lutter contre la tricherie, garanti la prééminence du peuple sur les élus à tous les niveaux, lutter contre l’impunité et une administration à la solde du parti au pouvoir.

Et puis comme je dois arrêter, je ne me prive pas de te dire que tant que les élections se déroulement comme aujourd’hui, les juges et les autorités administratives seront toujours à la solde du pouvoir.

Momokana