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OPINION : IL Y A EU ENORMEMENT DE SPECULATIONS DEPUIS LE DEBUT DU CONFINEMENT

Le texte ci-dessus a été écrit pour le Québécois en plein confinement du fait du coronavirus. Mais sa pertinence mérite qu'il soit partagé avec le monde entier. Nous disons merci à Mélanie Massicotte que nous n'avons pas pu avoir malgré nos efforts via Mario Léveillé.

Voici mon analyse de la situation, bien que très différente de la panique générale actuelle, à laquelle je pense depuis plusieurs jours.

J’avais prédit et j’en avais parlé à mes proches que le scénario du retour en classe n’allait pas tarder.

Premièrement, je pense que nous allons devoir nous gérer. Il y a eu énormément de spéculations depuis le début du confinement et les gens se sont imaginé des choses. « Pas de retour en classe avant septembre », « Pas de retour en classe avant un vaccin », « Pas de camp de jour pour les enfants cet été »…..Toutefois, cela ne venait pas des autorités, Monsieur Aruda et Monsieur Legault. Il fallait lire entre les lignes de leur discours.

Voici quelques éléments que j’aimerais partager :

1. On a entendu à répétition M. Aruda et M. Legault dire que nous allions devoir apprendre à vivre avec le virus. Il me semble que cela était clair : nous ne serons pas confinés jusqu’à l’arrivée d’un vaccin. Apprendre à vivre veut aussi dire retourner à des activités normales en faisant beaucoup plus attention.

2. On va probablement tous attraper le virus dans la prochaine année. Les très chanceux vont se l’éviter, mais ce sera un mauvais quart d’heure pour la majorité du monde, comme un H1N1 sur l’acide. Toutes les mesures prises étaient pour protéger notre système de santé et pouvoir y déceler les faiblesses. On est en confinement et les personnes âgées y goûtent. Inévitablement, il y en aura d’autres...

3. C’est utopique de penser que nous pouvons mettre notre société sur pause le temps que tout redevienne sous contrôle. J’ai lu beaucoup de « la santé avant l’argent », « le capitalisme va nous utiliser comme des cobayes ». C’est un peu vrai gang. Il faut être réaliste. On ne peut pas payer tout le monde à rester à la maison, sans percevoir les impôts, et penser qu’ensuite, notre beau Québec va pouvoir continuer à se payer des services. Une société développée comme la nôtre doit fonctionner! Le premier ministre doit aussi s’assurer de repartir la machine. Et ne pas le faire uniquement quand tous les anxieux seront en accord avec sa décision. Présentement, presque tout le monde a de l’argent qui va entrer. Mais ça, c’est du RÊVE. C’était pour donner un coup de barre à la pandémie. Mais il faut cesser de voir avec nos yeux de licorne. Petite nouvelle, les dépenses de l’état se poursuivent elles.

4. Les infirmières, médecins, préposées, gens de l’entretien travaillent en contact direct avec le virus et ils ont aussi une famille. S.V.P arrêtez de dire qu’on veut rendre les profs et les enfants malades, c’est gênant. Il y a des gens qui travaillent et qui ont attrapé la maladie. Il y en a que non. Il y a des profs qui vont l’attraper et des enfants sûrement. On n’est pas dans une catégorie à part, on est tous dans le même bateau. Il va falloir apprendre aux élèves à mieux se protéger et certaines familles auront des décisions difficiles à prendre. On devra isoler encore nos personnes vulnérables et âgées. Mais on ne peut pas tout arrêter pour les personnes à risque. On doit les isoler et nous, faire comme tous les travailleurs actuellement, faire rouler la roue. Au final, les enfants, les profs, les travailleurs, les serveuses, bref tout le monde pourra se créer une immunité naturelle en attendant le vaccin. Dans les écoles, comme prof, je ne pogne pas la gastro chaque fois qu’un élève vomit à deux pas de moi...j’ai fini par être plus immunisée qu’un nourrisson.

5. Depuis le début de la crise, on leur fait confiance aux bons Aruda et Legault. Ce n’est pas parce qu’ils envisagent un retour en classe qu’ils sont devenus fous entre mercredi et jeudi. Ce qu’ils vont décider sera fait sur des bases sérieuses. Ils doivent actuellement jongler avec la santé publique, l’économie, l’équilibre émotionnel des enfants et des familles, les fond publics etc.. Je leur lève mon chapeau et je veux leur dire que j’ai confiance en leur jugement. Il y aura d’autres décisions difficiles à prendre et je compte sur eux.

Je sais que ce propos est différent. Et si on y réfléchissait un peu calmement?

Je souhaite à tous de bonnes festivités de Pâques dans la simplicité de la petite famille et j’ai une pensée pour les gens qui sont seul à la maison.

Mélanie Massicotte, enseignante