LE MONDE POST COVID-19 : LA QUESTION CLIMATIQUE, ET LES ENJEUX DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Malgré l’impact négatif de la situation de crise sur les ventes et la disponibilité des produits, elle peut en revanche signifier le début d’un second souffle pour la planète. Face à la crise née de la pandémie du Covid 19, la question climatique, et avec elle, les enjeux de la transition énergétique, sont au cœur des préoccupations. La pandémie du Covid-19 provoque en effet une double prise de conscience.

Sur le plan climatique et environnemental en général, la mise à l’arrêt d’une production mondiale délocalisée où les marchandises traversent les mers et les airs pour coûter moins cher aux consommateurs partout dans le monde a eu un premier bénéfice mesurable : une baisse drastique des émissions.

En effet, l’arrêt d’une partie de la production en Chine a rapidement démontré d’importantes conséquences bénéfiques sur les émissions de polluants dans le pays. Si cette diminution n’est certainement que temporaire, le verdissement pourrait se prolonger avec le souhait de certaines entreprises de relocaliser leurs moyens de production.

Le confinement semble également avoir un impact positif immédiat sur la pollution en général et la pollution automobile en particulier puisqu’elle la limite de façon spectaculaire. Il paraît que l’eau des canaux de Venise est redevenue limpide, après dix jours sans touristes, chassés par la pandémie liée au coronavirus qui forcé les bateaux de croisière à déserter les lieux et les gondoles à rester amarrées.

Dans les villes et régions industrielle à forte pollution comme on en rencontre tant en Chine, la baisse de la pollution va épargner plus de vies humaines.

L’une des conséquences de l’épidémie de Coronavirus, qui a frappé la Chine avant de se propager dans de nombreux autres pays est que les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air sont en certains endroits en nette baisse. Les émissions de la Chine ont ainsi chuté d’au moins un quart entre le 3 février et le 1er mars comparé à 2019, du fait de la baisse de la production. Les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont, elles, diminué de 10 % à 30 % par rapport à la même période en 2019, près de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie, puis dans d’autres régions du pays.

Un bémol tout de même (en même temps une opportunité pour ceux qui sont actifs dans le secteur), à court terme, les ventes de voitures vont sans doute à nouveau augmenter car les mesures prisent pour juguler la pandémie déconseillent vivement l’usage de transports publics ou en commun.

Quoi qu’il en soit, il faut voir dans cette crise sanitaire une opportunité pour changer de modèle de développement. Cette crise semble être une réelle opportunité pour changer notre modèle de développement.

Bertrand Roger JIOGUE