LE MONDE POST COVID-19 : L’IMPULSION DE L’INDUSTRIE DU DIGITAL OU DU NUMÉRIQUE.

La crise aidant, le secteur digital et numérique s’imposera encore un peu plus et de nouvelles tendances émergeront, comme par exemple les livraisons de repas sans contact humain ou physique, la robotisation des caisses dans les supermarchés, de nouvelles stratégies de marketing digital… La 5G aidant, deviennent de plus en plus évidents l’internet des objets, l’intelligence artificielle. Et plus particulièrement dans le secteur de la santé, la santé, la robotisation, etc.

Le coronavirus offre de nouvelles possibilités aux entreprises de haute technologie. Elles se retrouvent face à une opportunité unique de développer l’essence principale de leurs inventions : la récolte de toujours plus de données.

Il va de soi qu’une telle pratique devra se faire dans le respect strict des normes de protection des données et de la vie privée. La résistance déjà faible des populations à l’invasion de leur vie privée risque en effet d’être définitivement enterrée face à la peur et l’inquiétude. Sous certains cieux, les sociétés de reconnaissance faciale par exemple peuvent par exemple développer de nouvelles façons d’identifier et de repérer les personnes fiévreuses.

De telles entreprises privées si elles sont soutenues par nos États, pourraient développer de nouveaux produits certes «intrusifs», mais également utiles et surtout agir dans le cadre bien défini posé par des lois et règlements dédiés. Ces entreprises pourraient alors vendre leur création/invention à l’étranger.

D’autres applications d’intelligence artificielle (IA) sont en cours d’expérimentation ou de validation. La plus célèbre est liée à l’utilisation de drones pour avertir les gens des dangers ou des ordres à adopter, par exemple porter des masques. D’où un fort potentiel pour le développement du secteur des drones tout à fait à la portée de nos jeunes ingénieurs.

Mentionnons également les développements possibles à venir dans le secteur de la robotique. Par exemple les robots qui s’occuperaient des activités qui mettraient les gens en danger à l’intérieur des hôpitaux, comme la lutte contre les parasites, la livraison de repas ou le nettoyage des zones des hôpitaux utilisées pour les patients infectés.

Enfin, le segment des assistants vocaux est également un champ en friche : l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) permet de demander des informations aux personnes à domicile, de stocker des données et de suggérer un traitement immédiat ou une hospitalisation. En cinq minutes, les assistants vocaux peuvent passer 200 appels, ce qui représente un soulagement considérable par rapport au travail à l’hôpital. Ce service d’appel robotisé peut aider les médecins en première ligne à contrôler la situation. Grâce à des technologies telles que la reconnaissance vocale, la compréhension sémantique, ou le dialogue homme-machine, les robots sont capables de comprendre avec précision les langues humaines, d’obtenir des informations de base et de donner des réponses.

Paradoxalement, les mesures de quarantaine dues à la crise sanitaire du Covid-19 créent des opportunités pour certains secteurs, comme les jeux vidéo ou, dans une moindre mesure, la réalité virtuelle d’ordinaire accusés de nuire à la convivialité. Ces technologies pourraient redorer leur blason grâce à la crise du coronavirus et aux quarantaines qui font la part belle aux activités et “réunions” à distance : travail depuis son salon, télémédecine, sport via des applications ou des objets connectés, divertissement en streaming, socialisation sur les réseaux et livraison à domicile, etc. Visiblement, ce sont surtout les technologies qui aident à recréer du lien social qui sortiront renforcées, car l’homme reste un animal très social et n’est pas encore prêt à vivre en ermites.

Avec le confinement, on a constaté que les chiffres du streaming et du visionnage de films en ligne étaient à la hausse y compris des jeux vidéos, etc. Les services de streaming vont certainement gagner en abonnés. En Chine, au cours des deux premières semaines de février – au moment donc du renforcement de l’épidémie, le nombre de téléchargements a bondi de 40% en moyenne. Le streaming (vidéo, musique, jeux…) et les réseaux sociaux ont donc le vent en poupe. Le confinement va sans doute favoriser la (re)découverte de tous ces App, filtres et options de réalité augmentée qui encombrent nos Smartphones. Certaines sont idéales pour distraire ou rester en contact.

Mais pour ce faire, il faudrait une réelle politique de promotion et de développement des technologies de transferts de données par exemple à travers l’accroissement de la bande passante. Les opérateurs télécoms doivent trouver les moyens technologiques pour plus d’allocation de la bande passante afin de faire face au bond des usages liés au télétravail.

Bertrand Roger JIOGUE

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