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Menoua – Dschang : retour au calme parmi les transporteurs après une semaine de tension.

La grève des transporteurs est derrière nous. C’est l’accalmie totale après une rencontre tripartite, mercredi 22 juillet 2020, entre les transporteurs sur la ligne Dschang-Balessing, le Maire de Dschang et le préfet de la Menoua.

Après plus d’une semaine de tension, la mairie de Dschang, la préfecture de Dschang et les transporteurs opérant sur la ligne Dschang-Balessing ont pu trouver un accord pour le retour au calme.

Les parties se sont accordées sur le principe d’un moratoire aux transporteurs qui refusent catégoriquement d’être renvoyés à l’entrée du quartier Tsinbing, au niveau de la station service Citizen, à Toula Dizong.

Avant l’accord, la mairie qui avait déployé des méthodes fortes dont la mise en fourrière des véhicules surpris entrain avait, un temps soit peu pensé à acquérir quelques taxis de ville. « Il n’est pas pensable qu’une ville comme Dschang n’a pas de taxis de ville », s’offusque Jacquis KEMLEU TCHABGOU, le maire de la Commune de Dschang.

Les transporteurs, avant leur rencontre de jeudi matin avec le préfet de la Menoua envisageaient, au cas où la décision de les renvoyer exercé à Toula Dizong était maintenue, de se déployer plutôt à Johny Baleng, dans la Commune de Nkong-Zem.

La décision de la mairie de Dschang participe du souci d’assainir la fluidité de la circulation dans le centre-ville, et plus précisément au lieu-dit Mobil. Sauf que cette volonté politique n’a pas été précédée de l’aménagement d’un espace approprié.

Les clandos ou taxis brousse, devraient, d’après l’accord du 22 juillet 2020, se transformer en taxis de ville. S’ils souhaitent continuer à effectuer des ramassages de passagers dans le centre-ville. « Ils ne peuvent pas demander aux gens de mettre des taxis de ville quand il n’y a pas de routes », soutiennent des chauffeurs de clandos.

La mairie de Dschang travaille pour la création de nouvelles gares routières dont l’une au nord pour les voitures en provenance ou en partance pour Bafoussam, et au sud pour celles en provenance ou en partance vers Santchou. Il s’agit de trouver d’abord les terrains appropriés, puis les aménager, avant de les ouvrir à l’exploitation.

Augustin Roger MOMOKANA