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Entreprenariat – CATI²-Uds Master Class 2020 : deux femmes sur la plus haute marche du podium.

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Les projets soumis par Nathalie Laure WANDJA DJOUMESSI-création d’un centre de formation de taille de pierres précieuses- et Méliane Audrey NIEHET –fabrication de savon à base d’argile verte, bave et poudre de coquilles d’escargot, curcuma et de citron- ont été largement plébiscités par le jury composé de banquiers et de chefs d’entreprise.

« La master class a commencé le 23 août et s’achève ce jour. Elle a surpassé nos attentes. Ce voyage nous a fait découvrir, parcourir les sentiers de la communication, du management, du marketing, du droit des affaires, de la fiscalité et de bien d’autres ; sans oublier les ateliers plus enrichissants les uns que les autres. Au sortir de cette formation nous avons deux mots aux bouts des lèvres : intense et enrichissante. Nous sommes heureux, fiers, reconnaissants et nous en ressortons grandis » : Méliane Audrey NIEHET.

A l’issue de 12 jours de formation dans le cadre du CATI²-Uds (Centre d’appui à la technologie, à l’innovation et à l’incubation de l’Université de Dschang), une vingtaine de projets d’entreprise-sur plus d’une cinquantaine- ont été chaleureusement salués par les officiels réunis dans la Salle des Conférences de l’Université de Dschang.

Le Vice-recteur en charge de Partenariats et des Technologies de l’information et de la communication, le Professeur NJOYA Jean, a présidé le 4 septembre 2020, en l’Amphithéâtre 1000 ; et au nom de Monsieur le recteur de l’Université de Dschang, la cérémonie de clôture du CATI2-UDs Master Class 2020.

Photo de famille à l'issue de la cérémonie de clôture


« En 12 jours des efforts ont été faits pour transformer des jeunes camerounais porteurs de projets en jeunes chefs d’entreprise que nous devons continuer à encadrer dans le cadre de la mobilisation des financements , de l’éducation financière pour une meilleure opérationnalisation effective de ces startups »
: Professeur Matin TCHAMBA, Coordonnateur de CATI²-Uds.

Grâce au partenariat avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), 37 entrepreneurs ont bénéficié de 12 jours de formation avec plus d’une dizaine de modules à la clé. En plus ils recevront chacun un fonds d’amorçage, un accompagnement pour la finalisation des projets immatures et la création effective de leur entreprise.

Pour rappel, grâce à cette initiative conjointe de l’Université de Dschang avec le PNUD il ressort que les carrières de sable ou de pierre, les sols argileux, la terre elle-même peuvent constituer des voies pour la création d’entreprises respectables et prospères.

Selon le PNUD, l’initiation de l’Université de Dschang est pionnière dans la mesure où elle résout le problème de la création d’emplois pour la jeunesse. « Pour le PNUD c’est une initiative première et pionnière dans le sens ou de par son mandat le PNUD veut connecter les plus vulnérables aux trajectoires de développement, à la connaissance pour que cela soit matérialisé par des changements. Ce partenariat qui inclue maintenant la participation des institutions financières va se traduire par des résultats très concrets », a souligné Dr ZEH-NLO.

Outre les représentants du PNUD, des ministères de l’Enseignement supérieur, Mines, Petites et Moyennes Entreprises, deux entrepreneurs issus de l’incubateur de l’Université de Dschang ont été conviés à la cérémonie. Il s’agit de DONGO Vanyl et DJOUKOUO NDASSI Nadia. Le premier est Founder & CEO de MADCOM 3D, le second Co-founder and Chief Executive Officer de POWER GREEN.

La création en 2016 au sein de l’Université de Dschang d’un incubateur d’entreprise (CATI²-Uds) participe de la volonté de cette institution, appuyée par le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MIMPMEESA), de favoriser l’entreprenariat des jeunes ; dans un contexte socio-économique marqué par la fin de l’Etat providence. En rejoignant cet instrument de développement, le PNUD qui a mis à disposition une enveloppe de 70 000 dollars Us, soit près de 39 millions francs CFA, ouvre la porte de l’incubateur aux « gens du quartier », c’est-à-dire aux porteurs de projets ou jeunes entrepreneurs qui ne sont pas de l’université.

« L’Université de Dschang s’inscrit effectivement au rang des institutions universitaires qui ont choisi de ne pas s’intéresser uniquement au rendement interne. Ce qui est un indicateur important dans le fonctionnement de nos universités-mais également en s’investissant à promouvoir le rendement externe en termes d’employabilité des diplômés ; mais aussi en promouvant l’appui au développement parce que parmi les lauréats de cette master class on a bien vu qu’il n’y avait pas que des diplômés de l’université de Dschang », s'est félicité le représentant du Ministre de l'Enseignement supérieur.

Méliane Audrey NIEHET, lauréate


S’adressant aux lauréats de ce master class le représentant du Recteur de l’Université de Dschang les a engagés à faire en sorte que leur « exemple de réussite » doit susciter « l’envie véritable d’entreprendre chez d’autres camerounais. En ayant choisi d’entreprendre vous avez choisi de créer de l’emploi pour vous-mêmes mais également pour les autres jeunes»
. Le professeur Jean NJOYA a émis le vœu, par ailleurs, que le partenariat avec le PNUD soit densifié pour les sessions à venir.

Le représentant du PNUD, Dr ZEH-NLO, a annoncé que l’une des leçons à capitaliser de cette master class c’est la préparation, avec le Ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (MINMIDT), d’un forum national sur les minéraux de développement et les domaines connexes. Un forum qui aura pour objectif de mobiliser et de rassembler les acteurs pour des échanges, le dialogue, entre autres.

AWALOU MOHAMADOU est le maire de la Commune de Ngan-Ha dans l’Adamaoua. Cette importante formation qu’il a reçue va lui permettre de réorganiser l’activité d’exploitation des carrières de sable dans la commune, « Nous avons 9 carrières de sable qui emploient en moyenne 50 personnes, et autour de chaque carrière de sable il y au moins 10 restauratrice. Une réorganisation de cette filière nous amène à évaluer le nombre d’emplois direct à près de 500, et autant en emplois indirects. Aujourd’hui nous rentrons à Ngan-Ha ragaillardi parce que nous avons été bien formé », a-t-il expliqué à Sinotables.

Augustin Roger MOMOKANA