Penka-Michel : le PIPAD a fait don d’une machine multi-usages à Kache Sabine.

« Chose promise, chose due », a-t-on coutume d’entendre. La promesse faite par le Projet intégré pour la promotion de l’auto-développement (PIPAD) à KACHE Sabine, la mère des « enfants chicards » de Baneghang, dans l’arrondissement de Penka-Michel, a été accomplie.

« Comment rendre la femme autonome ? Assister une personne c’est la maladie du développement. On a mieux fait d’apprendre à Sabine à pêcher que de lui donner des poissons. Maffo Suzana SANDOZ, un des membres fondateurs du PIPAD insisté pour que Sabine soit intégrée dans le réseau des femmes et de la famille de la Menoua qui lui a réservée un accueil irréprochable lors de son dernier séjour à Dschang en 2019. Il s’agit de lui donner la possibilité de chanter avec d’autres femmes, de voir comment ces femmes gardent leurs enfants, travaillent au quotidien pour s’épanouir », Dr SANOU SOBZE Martin.

Outre la machine des jouets ont été distribués aux enfants


Le Président du PIPAD, Dr SANOU SOBZE Martin a remis à madame KACHE Sabine, le 13 septembre 2020, une machine multi-usages. La cérémonie qui ayant pour cadre le marché Baneghang, site d’exercice de l’activité de meunier par Sabine, était présidée par Monsieur LEPAMBO Simplice, Chef BADL à la sous-préfecture de Penka-Michel ; elle a connu la participation d’une bonne brochette de femmes du réseau des femmes et des familles de l’arrondissement de Penka-Michel conduite par madame NKONLA Célestine.

La machine à écraser comprend trois compartiments : un pour le maïs et le manioc, l’autre pour les condiments et fraiches, et un troisième pour les produits trempées à l’instar de la bouillie, entre autres. Pour la bonne tenue de ce don, la participation du réseau des femmes de Penka-Michel est capitale. Elle doit encadrer le jeune entrepreneur.

« Nous voulons accompagner l’action qu’on est entrain de mener aujourd’hui par notre bonne volonté d’être toujours à ses côtés. De surveiller ce qu’elle a à faire et de veiller à ce que cela soit bien fait. Cela surtout au profit des enfants pour qui nous sommes mobilisées. Nous voulons le faire afin que l’acte posé soit bien suivi et que les comptes soient également bien rendus » : NKONLA Célestine.

Mise en marche de la moulin


Ce don s’inscrit dans la continuité de l’acte de générosité du PIPAD et ses nombreux amis dispersés dans le monde à KACHE Sabine et ses dix enfants victimes de la covid-19. Faute de pouvoir continuer à assurer l’encadrement de ses enfants à cause du confinement qui a arrêté ses activités, Sabine est allé confier cinq de ses enfants à sa maman résidant à Batcheu. Avant de se rendre à Douala « pour se chercher ».

Ces enfants, faute d’un encadrement idoine, sont très vite devenus chicards et indigents, au point où une âme de bonne volonté a cru devoir partager leurs souffrances avec le monde entier, en publiant une vidéo d’eux sur Facebook. Les élans de compassion et de générosité n’ont pas tardé pour se manifester dont celui du PIPAD et ses amis.

« On a fixé la mère afin qu’elle puisse bien s’occuper des enfants. Elle précède notre première intervention qui était une assistance immédiate et d’urgence. La deuxième intervention, étant donné que nous sommes dans un milieu rural, a consisté en la fourniture de plants de bananiers-plantain, d’artémisia, de nem, de prunier et d’avocatiers greffés afin que développer une agriculture qui prenne en compte le volet santé », a expliqué Dr SANOU SOBZE Martin à Sinotables.

La machine à écraser installée au marché de Baneghang vise à offrir une activité génératrice à Sabine non seulement pour lui permettre de s’occuper de ses enfants, mais aussi afin de faciliter sa fixation dans u village qu’elle a quitté depuis des décennies pour s’installer avec son mari à Bafoussam.

Plant d’avocatier vu dans le champ de Mme Kache Sabine

Le PIPAD a demandé aux dames du réseau des femmes et de la famille de Penka-Michel de prendre Sabine dans leur rang, afin que son activité soit bien encadrée. D’ailleurs, ces femmes, derrière la présidente départementale du réseau, Annette DJUA, a remis un diplôme d’honneur à Maffo Suzana ZANDOZ qu’elles appellent « la marraine du réseau ».

Augustin Roger MOMOKANA