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Cameroun : cette lettre ouverte d’un enseignant au ministre des Enseignements secondaire doit être prise très au sérieux.

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Il s’appelle MBONDJI NTOMBE Pierre Bertrand. Il est ingénieur agronome, professeur des lycées d’enseignement technique. Il est coordonnateur du département d’agriculture au lycée technique professionnelle agricole de Yabassi.

Au vu des frustrations subies de la part de son proviseur, il demande au ministre de les séparer. Car in n’est pas prêt à permettre à quelqu’un de saper ses efforts.

« Je vous prie madame la ministre de bien vouloir me séparer de ce monsieur, si vous tenez à ce que le pire ne se produise », écrit-il dans sa lettre ouvert à madame NALOVA LYONGA.

L’ancien Conseiller municipal de la Commune de Dschang (2013-2020) croit pouvoir informer sa haute hiérarchie de ce que pour avoir on emploi il a été obligé étant ingénieur agronome, de passer deux années à l’ENSET de Bambili.

LETTRE OUVERTE A MADAME LA MINISTRE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES

Madame la ministre,
j’ai l’honneur de venir respectueusement auprès de vous, solliciter mon départ du lycée technique et professionnel agricole de Yabassi.
Permettez-moi d’utiliser ce moyen de communication, car je suis presque certain de ne pas pouvoir vous atteindre en passant par les voies administratives normales.
En effet, je suis harcelé par mon proviseur qui depuis son arrivée dans notre lycée a rendu le climat social invivable. Le Proviseur du lycée technique et professionnel agricole de Yabassi n’a pas hésité à demander aux enseignants lors de la tenue de sa toute première assemblée générale, de l’appeler « Hitler ».
Madame la ministre, désormais, malgré ma présence au poste, je n’ai plus droit à l’attestation de présence effective au post. Pourtant entant qu’enseignant nous avons de multiples dossiers à constituer, et qui nécessitent cette attestation.
J’ai saisi le proviseur par une lettre qui est jointe en annexe, et dont j’ai fait une ampliation au préfet et au délégué départementale des enseignements secondaires du Nkam. Le délégué l’ayant eu au téléphone en ma présence, il lui a opposé un refus catégorique tout en promettant de détruire ma carrière. Avec l’insistance du délégué je suis allé le rencontrer dans son bureau où il m’a fait comprendre qu’il n’y a que vous qui pourriez lui donner l’ordre de me signer une attestation de présence effective au poste. Suite à cet échange, le délégué a accepté de me signer une copie de ce document qui m’a permis d’engager un dossier financier dans ma banque, malgré le retard accusé. J’ai d’autres dossiers à faire, concernant les prestations familiales et les avancements, et chaque mois qui passe, c’est de l’argent que je perds. Je tiens à préciser que je reste encore ECI et je ne vis qu’avec les deux tiers de mon salaire, après trois ans et demi de service.
Quant-au préfet que j’ai rencontré à deux reprises, il m’a promis qu’il devait appeler le proviseur pour avoir sa version des faits ; j’ai par la suite appris que le proviseur est allé lui présenter un taux d’assiduité de 20% en lui faisant comprendre que je ne viens pas au travail.
Madame la ministre, je vous assure de toute ma vie je n’ai jamais vu un homme qui ment comme ce monsieur. La preuve lors de votre dernière visite au lycée technique et professionnel agricole de Yabassi, on m’a déplacé du centre-ville de Yabassi pour le lycée, ce qui fait une distance de 5 km, afin de venir répondre à vos questions concernant le suivi de la porcherie. Comment quelqu’un absent de son poste de travail pouvait être la seule personne à maitriser ce qui se fait dans la porcherie du lycée ? À ce sujet il y a tellement d’éléments vérifiables pour prouver qu’il s’agit juste d’une machination, pour aboutir à la suspension de mon salaire comme il m’a été promis. Comment quelqu’un qui a seulement 20% d’assiduité annuelle n’a jamais eu un blâme, une lettre d’observation, ni une demande d’explication ? la lecture de ce taux lors de la dernière assemblée générale a rendu tous les enseignant stupéfaits au point où ils n’ont pas pu s’empêcher d’en rire.
Madame la ministre en prenant l’initiative de faire cette lettre, je suis déjà préparé au pire, car comme on le dit chez nous, le chef a toujours raison et il est toujours protégé par sa hiérarchie face à un subalterne. Voilà d’ailleurs pourquoi les autres collègues sont tous réduits au silence.
Madame la ministre si vous tenez vraiment à ce que ce lycée qui me tient particulièrement à cœur décolle véritablement, et si vous tenez à la vérité dans cette affaire, je vous prie d’ordonnez une enquête administrative en son sein, et vous serez très surprise de constater qu’au moins à 80%, les enseignants et le personnel administratif de ce lycée vivent l’enfer depuis l’arrivée de ce monsieur comme proviseur. D’où la démotivation de tous ceux qui comme moi sont arrivé avec beaucoup d’enthousiasme.
Madame la ministre, j’ai mis ma moto personnelle au service du lycée sans jamais recevoir un franc pour le carburant. Je travaillais même les dimanches, car les animaux doivent être nourris tous les jours, mais en retour, je n’ai reçu que des injures.
Je vous prie madame la ministre de bien vouloir me séparer de ce monsieur, si vous tenez à ce que le pire ne se produise ; car seul dieu sait par quoi je suis passé pour avoir cet emploi, ce n’est pas de gaité de cœur qu’après avoir fini avec la formation d’ingénieur agronome à la FASA, j’ai accepté de faire encore deux ans de formation à l’ENSET de Bambili. Et je vous assure madame la ministre, je ne resterais pas les bras croisés à regarder un individu ruiner ma vie que j’ai durement bâti de cette façon sans rien faire.
Dans l’attente d’une suite favorable, et tout en vous présentant mes excuses pour le dérangement, veillez agréer madame la ministre, l’expression de mes salutations les plus distingués.

Mbondji Ntombè Pierre Bertrand
Matricule : M-073153
Animateur pédagogique du département d’agriculture
Conseiller municipal à la commune de Dschang, de 2013 à 2020
Tel : 656967775/675047110