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Cameroun – Menoua : Un émissaire de l’ambassade de France découvre les plateformes de compostages des déchets solides à Dschang.

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Yann LORVO peut se féliciter du séjour qu’il vient de passer à Dschang, à l’Ouest du Cameroun. Le deuxième depuis son arrivée au Cameroun où il officie en tant de Chargé de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France à Yaoundé.

« La ville de Dschang est un vrai laboratoire. Il s’y passe des choses qu’on ne trouve pas ailleurs. Il y a le sens du service public qui convient absolument à nos valeurs. On va essayer de renforcer et de mettre en valeurs l’expertise de la ville de Dschang au profit des autres villes du Cameroun. »

Son temps, il l’a partagé entre les activités protocolaires en salle, notamment à l’Alliance Franco-Camerounaise où il a animé deux réunions, et sur le terrain où il a entre autres touché du doigt la réalité de la gestion des déchets solides de la ville de Dschang.

Sous la conduite du maire de la Commune de Dschang, Jacquis KEMLEU TCHABGOU, Yann LORVO s’est rendu successivement à la plateforme de compostage de Ngui et à la décharge municipale de Siteu. Il s’est fait accompagner par Mathieu SETTE , attaché de coopération au service de coopération et d’action culturelle, et Elena FLANIGAN chargée de mission société civile-droit de l’homme au sein du service de coopération et d’action culturelle.

« Aujourd’hui les gens ont besoin de manger et d’avoir un travail. Ce travail permet aux agriculteurs d’enrichir leurs terrains, d’avoir des meilleures cultures, de meilleures récoltes, donc de meilleurs rendements.»

Ici et là, l’Agence municipale de gestion des déchets (AMGED) de Dschang, par les voix de son directeur et de son responsable du pôle de valorisation, respectivement Barthélemy NDONGSON LEKANE et Joël MOUMBE SAGNE, a détaillé le process de collecte, pré-collecte participative, traitement des déchets biodégradables.

Le diplomate français a salué l’initiative pour ses différentes retombées sociales : la main d’œuvre, la création d’un nouveau lien social assis sur la gestion des déchets, les actions de solidarité en amont et en aval, et bien sur l’impact sur le plan de l’agriculture et de l’assainissement urbain.

« C’est très intelligent parce que c’est la dimension humaine, ça mobilise une chaine d’individus, de la ménagère qui amène ses ordures au tricycle qui les amène jusqu’à la déchèterie, ou on a ensuite le triage, et tout ce travail qui nécessite un peu de temps pour l’obtention du compost mis à disposition des agriculteurs pour qu’il serve pour des actions de solidarité. »

L’activité de gestion des déchets de Dschang bénéficie d’un soutien majeur de la France, à travers Nantes Métropole, l’Agence Française de développement (AFD), et plusieurs organisations dont GEVALOR, Compostri et GRET.

Yann LORVO et sa délégation, toujours sous la houlette du maire de Dschang, ont été reçus par le préfet du département de la Menoua. Une prise de contact qui corrobore l’idée de celui qui cumule les fonctions de Directeur de l’Institut Français de Yaoundé d’exposer sa préoccupation majeur qui est de voir les organises et organisations qui bénéficient des financements de la France de se mettre ensemble. Il a, par ailleurs annoncé que l’Ambassadeur de France au Cameroun, S.E. Christophe GUILHOU viendra bientôt à Dschang, à l’occasion de la mise en marche de l’unité de tri et de traitement des déchets que la commune de Dschang vient d’acquérir.

En tout cas, « On voulait juste se rendre compte sur le terrain de ce qui se passait. On voit à travers ce travail sur le recyclage qu’il y a un travail de proximité qui mobilise, qui mobilise beaucoup de citoyen, qui offre des emplois », se réjouit Yann LORVO qui a déjà une lecture suffisamment claire de ce qui se fait à Dschang et de l’accompagnement que son institution pourra lui apporter par la suite, « La ville de Dschang est un vrai laboratoire. Il s’y passe des choses qu’on ne trouve pas ailleurs. Il y a le sens du service public qui convient absolument à nos valeurs. On va essayer de renforcer et de mettre en valeurs l’expertise de la ville de Dschang au profit des autres villes du Cameroun. Je pense à toutes les questions de l’intercommunalité, c’est-à-dire que Dschang est très en avance sur la question de l’eau, sur la question de gestions des déchets, et je pense aussi demain sur l’énergie solaire. On a une équipe municipale qui imagine ce que sera le monde de demain. On fait des choses très concrètes, des choses qui changent la vie des habitants. »

Augustin Roger MOMOKANA