Commune de Dschang – Eau potable : le jour de Meffet pointe à l’horizon.

AIGUA Meffet (« De l’eau pour Meffet » en catalan) dont le siège se trouve à Perpignan en France, s’active pour que les habitants du village Meffet, dans le groupement Foto, Commune de Dschang, département de la Menoua, aient de l’eau potable.

Cette association mobilise les bonnes volontés pour apporter de l’eau potable au village Meffet. Une action fortement salué par les populations cibles. « Nous sommes très émus de vous accueillir dans ce village. Tant le projet qui vous amène nous tient à cœur. Le sempiternel problème d’accès à l’eau potable nous pose de sérieux problèmes de santé. J’ai rarement compté un décès dont les causes sont loin des problèmes de manque d’eau. C’est pourquoi nous souhaitons que cette projet d’adduction d’eau aille jusqu’à son aboutissement », a indiqué la présidente du comité de gestion de l’eau, madame TEMGOUA Louise.

L’équipe opérationnelle au sortir de l’audience avec le Maire de Dschang

Il ressort des activités de cette journée du jeudi 18 février 2021 que le village de 3e degré a déjà adressé ses besoins en matière de développement et se mobilise pour trouver les moyens nécessaires pour l’impulser. Il a besoin d’eau à boire, de toilettes modernes, d’électricité, et de soutenir l’éducation de ses enfants.

Démarrée sous les chapeaux de roue, avec l’audience accordée par le maire de la Commune de Dschang, Jacquis KEMLEU TCHABGOU, à la forte délégation conduite par le père Joseph Marie TSANNANG, la journée s’est achevée par une rencontre avec les habitants du village ; après un bref rencontre avec les élèves de l’école maternelle du village.

« Avec le maire nous avons eu un bel échange. Il nous a donné un cadre méthodologique en place ce projet à travers des conventions qui seront préparées », s’est félicité le père TSANNANG.

La délégation de AIGUA Meffet en audience chez le Maire Jacquis KEMLEU TCHABGOU

Avec le maire de Dschang, les parties ont échangé sur le cadre du partenariat entre AIGUA MEFFET et la Commune de Dschang et le comité de développement du village Meffet. Etant donné que l’association AIGUA MEFFET est de droit français, il est urgent qu’une cadre de coopération soit mis en place. Cela faciliterait l’implication de la mairie et permettrait par ailleurs de densifier la coopération entre la France et le Cameroun. Les projets de Meffet, en plus de l’eau, de l’assainissement, concernent l’électrification, la création des voies de communication, le soutien à l’éducation et à la santé.

A l’école maternelle du village où la population s’était donné rendez-vous, l’émissaire de AIGUA MEFFET a plutôt, à travers son allocution, mobilisé les enfants et les adultes sur les enjeux du grands chantier de l’eau pour lequel de nombreuses bonnes volontés à des milliers de kilomètres de Dschang se mobilisent pour apporter de la joie au cœur des Bameffet. Il n’est pas venu les bras ballants. Pour preuve chaque élève a reçu un sac scolaire neuf et bien estampillé AIGUA MEFFET.

Tout comme sa majesté Fokem Meffet MGUIMTSOP Laurent, chef de 3e degré du village Meffet très content de l’engagement de son élite et de ses amis réunis au sein de l’association AIGUA MEFFET, la maitresse de l’école maternelle a salué, au nom de ses bambins, les amis de Meffet, les rassurant que des efforts seront constants pour mériter cet élan de générosité et d’altérité qui vise à accompagner l’émergence de la communauté Meffet.

« Nous sommes sensibles à vos efforts que vous déployez pour que notre village puisse se développer. Nous sommes certains qu’avec ces efforts notre village va atteindre son émergence. Et il n’y a pas de village émergent sans école. Pour cela je suis personnellement fière comme vous avez pensé à [notre] école. Beaucoup reste à faire (…) », a-t-elle déclaré dans une allocution étouffée par l’émotion.

Photo de famille avec les élèves de l’école maternelle de Meffet

Le clou cette rencontre était la chefferie. On a parlé de l’avenir de Meffet et des moyens nécessaires pour réaliser le projet d’eau potable dont la première phase a été évaluée à 70 000 euros, soit 45 millions 850 mille francs CFA. Des différentes interventions il convient de conclure que les hommes et les femmes de ce village sont unanimes que chacun devra mettre la main dans la poche. D’ailleurs, le maire de Dschang n’avait-il pas lancé le même appel, en soulignant que l’apport de la communauté sera nécessaire. En ce qui concerne par exemple l’ouverture des routes, la distribution de l’eau potable dans le village.

Par la voix de Guy Modeste MEKUI, directeur de l’agence municipale de l’eau et de l’énergie (AMEE), la Commune de Dschang rassure les parties, « Nous allons prendre toutes les dispositions pendant sa mise en œuvre pour que ce projet soit réalisé dans les règles de l’art (…) on va aussi vous accompagner pendant la phase de gestion ». La phase de gestion des ouvrages hydrauliques est souvent critique. A cause du manque de préparation et de mobilisation des bénéficiaires. D’où de nombreux ouvrages abandonnés faute d’entretien.

La population du village Meffet à l’issue de la séance de travail avec Père Joseph Marie TSANNANG et le chef Fokem Meffet MGUIMTSOP Laurent

Dans l’optique de mobilisation, Pacôme KENFACK a relayé un appel du maire de Dschang. Les populations doivent accepter, en cas de nécessité, que le passage des ouvrages d’intérêt communautaire empiète leur domaine. Sans quoi aucun projet ne sera possible. Un autre défi après celui de la mobilisation financière. Notons que Pacôme KENFACK est parti spécialement de Yaoundé pour cette journée de travail avec le maire de Dschang et les membres de la communauté Meffet. Il en est de même pour Bernard KENFACK.

AIGUA MEFFET est une association de droit français qui, sous la houlette du père Joseph Marie TSANNANG, s’est constituée pour contribuer au développement du village Meffet. Le projet initial porte sur l’eau potable pour tout le village. Suivront l’assainissement à travers la construction des toilettes modernes, l’ouverture de nouvelles routes enfin de faciliter les constructions des habitats et l’évacuation des produits agricoles des champs.

Augustin Roger MOMOKANA