Diplomatie : la France s’assagit face à la percée de la Chine et de l’Italie en Afrique.

La France compte se refaire une cure de jouvence grâce aux propositions de la jeunesse africaine dans le cadre de son envie de revoir ses relations avec l’Afrique. Cet événement se tient en prélude au sommet Afrique-France annoncé en juillet 2021 à Montpellier en France.

«(…) repenser les fondamentaux de la relation Afrique et de faire émerger une nouvelle phase de cette relation entre la France et les pays africains. Elle rassemblera les acteurs de ce renouvellement ; les jeunes, les étudiants, les chercheurs, les entrepreneurs, les leaders de la société civile, pour réfléchir aux différentes thématiques et à la manière dont on peut redéfinir les contours de cette relation. En amont de ce sommet Afrique France, une dizaine de pays ont été sélectionnés pour organiser des dialogues, des débats d’idées avec la jeunesse engagée du continent. Le Cameroun fait partie de ces pays », a indiqué Elena FLANIGAN, Cooperation Officer Civil Society and Human Right à l’Ambassade de France au Cameroun pour planter le décor.

Samedi 17 avril 2021 s’est tenu simultanément à Dschang, Yaoundé, Douala et N’Gaoundéré ce que l’on a baptisé « Hackaton Citoyen » à l’effet de fournir 20 propositions majeures pour révolutionner la relation Afrique-France.

Dans chacune de ces quatre villes, une vingtaine de jeunes leaders ( ?) ont été conviés pour plancher sur un thème spécifique, sous l’encadrement d’un guide.

Le groupe de Dschang s’est investi sur le thème « Environnement et biodiversité », sous la conduite de TAMOIFO NKOM Marie, une femme leader dans les questions environnementales. Ainsi le thème générique a été découpé en cinq sous-thèmes confiés chacun à un groupe.

« Notre rôle aujourd’hui était de donner des éléments pour permettre à ce que l’expression de ces jeunes se fasse avec un contenu scientifique, mais aussi avec un contenu technologique tout en leur laissant s’exprimer avec leur langage, avec leurs mots, avec surtout leurs attentes. »

A l’arrivée les cinq groupes ont proposé : (Groupe 1) l’élaboration d’un programme qui permettrait de systématiser le transfert technologique et les compétences, mettant en collaboration les différents acteurs (diaspora, OSC, populations locales, incubateurs) ; (Groupe 2) recensement, codification, protections des savoir-faire locaux vulgarisation des bonnes pratiques culturelles et traditionnelles en matière de conservation de la biodiversité afin d’assurer, dans un contexte de décentralisation, le partage équitable des ressources naturelles au bénéfice des jeunes et des communautés locales ; (Groupe 3) mettre en place une plateforme jeunesse virtuelle franco-africaine visant les échanges de bonnes pratiques technologiques dans le cadre du développement durable globalement et spécifiquement dans le cadre de la gestion des déchets ; (Groupe 4) création d’un relai citoyen pour l’environnement à baptiser centre technologique franco-camerounais ; (Groupe 5) mise sur pied d’une plateforme de renforcement des capacités acteurs de l’environnement.

« Les jeunes ont de Dschang ont pu formuler des propositions qui vont nourrir les échanges avec le président Macron afin de reconstruire la nouvelle relation entre la France, l’Afrique et le Cameroun. Pour un développement harmonieux, participatif au service de l’écosystème qui est en fait le bien de l’humanité. »

Pour sa part le président du conseil d’administration de l’Alliance Franco-camerounaise de Dschang, Maitre Albert DONGMO a salué l’initiative de l’Ambassade de France au Cameroun. Selon cet historien, « Achille MBEMBE est l’un des plus grands pourfendeurs de cette relations entre la France et l’Afrique. Lorsqu’il est convié autour de la table, c’est une opportunité pour lui de participé à cette redynamisation, à ce remodelage, à ce changement des paradigmes en ce qui concerne cette relation. Et associer les jeunes indépendamment de leurs origines, seulement sur la base du leadership c’était le challenge Dschang a relevé son challenge.»

Le directeur de l’AFCD, Jean Willy EKOM, loue les relations entre la France et le Cameroun. Relations dont l’institution qu’il dirige est un témoin oculaire. Il n’est pas cependant surpris de l’idée de remodeler cette relation pour l’adapter au nouveau contexte géopolitique. « Quand deux personnes entretiennent une relation, il s’agit d’une flamme. Il arrive qu’à un moment donné il faut donner une nouvelle dynamique à cette relation-là » afin qu’elle ne périsse face aux nouvelles convoitises dont celles des pays tels la Chine, la Russie, l’Italie très actives au Cameroun.

Selon Jeune Afrique, Achille MBEMBE se serait noyé. Le magazine panafricain étaie son point de vue par les critiques qui fusent de toutes parts contre cette amitié réservée à Emmanuel MACRON qui a doit saveur la France de la noyade du fait de la concurrence en terre africaine d’autres pays occidentaux plus généreux.

Augustin Roger MOMOKANA

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