Société : Pourquoi les gens ne devraient plus transformer les entrées des deuils en débits de boisson.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 19 juillet 2021.

Le business qui a pignon sur rue à Batsengla est celui de la vente des boissons alcooliques. Cette activité a la réputation d’être nomade. Ainsi les commerçants se déplacent au gré des événements, qu’ils soient heureux ou malheureux.

Samedi dernier, à Batsengla, arrondissement de Nkong-Ni, dans le département de la Menoua, un vendeur de bières a installé sa tente à l’entrée même du domicile de notre défunt confrère Willy DONFACK, directeur de publication de « La Voix du Peuple Infos ».

L’avantage de ce genre d’installation nomade est double : d’une part le commerçant séduit tous les «possédés » et fait de bonnes affaires, d’autre part certaines personnes venues pour assister au deuil reprennent leur voiture sans mettre les pieds dans la cour du deuil.

A Batsengla la loi est claire. Il est interdit d’installer un point de vente de boisson à moins de 400 mètres de l’entrée de la concession où a lieu le deuil. C’est la voie choisi pour éviter de transformer un événement en foire de la bière.

L’autorité traditionnelle venue accompagnée d’une dizaine de notables n’a pas fermé les yeux sur la transgression de cette violation de la loi communautaire. Ce vendeur, contrairement aux autres qui se sont installés à une distance raisonnable de la maison du deuil, en a pris à ses dépens. Il saura à quoi s’en tenir la prochaine fois.

A-t-il eu un impact négatif sur le bon déroulement du deuil ? Oui ! Certaines personnes étaient installées dans sa tante lorsque les témoignages se déroulaient. Ainsi ces personnes n’ont ni eu connaissance de ce qui a été dit ou fait. Je doute fort qu’ils soient au courant de la cérémonie du dépôt du stylo sur le cercueil du journaliste disparu, ou du rituel de remise du stylo au fils du défunt qui devra assurer la pérennité du journal « La Voix du Peuple Infos ». Il faut le rappeler, Willy DONFACK a déjà un fils qui l’a suivi dans le journalisme depuis trois ans.

Les hommages de la presse au défunt Directeur de publication Willy DONFACK

Deux importantes délégations de la presse étaient présentes aux obsèques du journaliste disparu : l’association des journalistes des Bamboutos (AJOBAM) dont il Willy DONFACK était le Vice-président, et le syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC), section de l’Ouest conduite par son président René MBONDJEU. La Menoua quant à elle était représentée par FOKEM Simplice (Carlos de Bordeaux), Steve Caron CHOUNFACK et MOMOKANA Augustin Roger.

Augustin Roger MOMOKANA

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