Francophonie économique : les fruits sont attendus au niveau local.

Ce n’est pas maladroit de penser que face aux turpitudes d’une jeunesse africaine très remontée contre la françafrique, le pays d’Emmanuel MACRON a opéré un virage à 120 degré, mettant les politiques en berne et au bénéfice des dirigeants d’entreprises.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 30 août 2021.

Sous le nom de «La Rencontre des entrepreneurs francophones », la francophonie économique vient de voir le jour à l’hippodrome Paris Longchamp sous l’impulsion du Medef. Une trentaine de pays ont pris part les 24 et 25 août 2021 à une partie qui avait comme objectif « sceller une communauté francophone d’affaires unique au monde ».

Dans les dédales de cette rencontre économique hautement stratégique, des élus locaux. Une forte délégation de l’association Villes et Communes unies du Cameroun (CVUC) conduite par son président Augustin TAMBA a effectué le déplacement de Paris.

En effet, plusieurs tables rondes y ont été organisées avec comme centre d’intérêt les villes africaines. Ainsi l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et certains ont planché sur « comment mieux valoriser la montée en puissance des villes francophones ». L’exemple de Kinshasa, capitale de la république démocratique du Congo a été cité. Cette ville de 14 millions d’habitants présente des potentialités, des défis et des opportunités qui façonnent son attractivité.

Cette délégation dans laquelle le maire de Dschang, Jacquis KEMLEU TCHABGOU, en tant que conseiller du président du CVUC a rencontré plusieurs personnalités locales dont NGATCHA Arnaud, Adjoint au Maire de Paris chargé l’International. Leurs échanges ont porté sur l’accès à l’eau, assainissement, gestion des déchets & énergie.

Ces projets s’arriment bien aux efforts de la Commune de Dschang qui est un « laboratoire de la décentralisation », selon S.E. Christophe GUILHOU, ambassadeur de France au Cameroun. Vivement qu’ils produisent des fruits escomptés pour doper cette position de laboratoire qui, malheureusement, donne l’image qu’elle est entrain de perdre de ses racines.

Augustin Roger MOMOKANA Photo: prise sur Twitter